C'était sans doute l'adresse du logeur Babein
« — Qu'avant et dès le commencement de la Révolution, il était libraire et marchand de musique à Paris, que depuis il a été employé et chef de bureau des biens des émigrés du district de Paris.
(( — S'il a donné sa démission de chef du bureau des émigrés?
(( — Oui.
« — S'il était chargé de recettes pour le compte de la Répubhque?
« — Qu'il n'était chargé de rien que des titres enfaveur des créanciers des émigrés et des déclarations actives en faveur de la République.
« — Quelles sont les causes de sa démission?
(( — Qu'ayant, de société avec le citoyen Fondard, levé un bureau pour hâter la liquidation desdits créanciers et sa présence étant nécessaire à ce bureau, il demanda sa démission aux administrateurs, qui la lui accordèrent.
« — S'il ne composa pas ce bureau avec le citoyen Fondard bien plus pour favoriser les émigrés, à la faveur de la place qui lui était confiée, que pour la prétendue liquidation des créances sur la République? »
A cette question insidieuse, Toulan riposte avec sa fermeté habituelle, non sans y joindre une certaine ironie dans le trait final :
(( — Que ce bureau organisé d'après une loi qui ordonnait aux créanciers de s'unir entre eux pour accélérer cette liquidation, il convint avec le citoyen Fondard de s'associer un ou plusieurs jurisconsultes pour suivre le vœu de la loi, et accélérer le paiement; observe que dans sa place, tant qu'iiraoccupée,il ne pouvait, enaucune façon, que nuire aux intérêts des émigrés, et dans le bureau qu'il avait formé, il n'a jamais pensé les servir en faisant vendre leurs biens ou payer les créanciers.
« — A quelle époque il est allé à Paris?
« — Au mois d'août 1787.
« — Dans quelle section il habitait, la rue et le lieu de son domicile?
« — Qu'il a demeuré successivement dans trois sections, la première n'étant alors que district du Louvre; par l'organisation des sections, il se trouva sur la section dite alors des Feuillants; que le travail de son bureau nécessiLant son rapprochement de la Maison Commune, il vint demeurer sur la section de ce nom, rue du Monceau-Saint-Gervais, en face de Lorme, n° 13.
« — S'il avait le même domicile à l'époque du 1" mai 1789?
« — Qu'il était dans le district du Louvre.
« — S'il n'a pas occupé d'autres places dans la Commune de Paris?
« — Qu'il a été successivement nommé commissaire de section, et par suite élu deux fois à celle de représentant de la Commune, savoir à la Commune du Dix Août et à la Commune provisoire.
« — Quels citoyens il fréquentait le plus particulièrement?
« — Que par sa place il était à portée de fréquenter toutes sortes de monde, mais que, ne connaissant que son travail, il ne faisait que ce que sa place lui disait de faire, que, rendu après son travail à la société, il fréquentait sa section, la Commune et le club des hommes du Dix Août dont il était membre.
(c — A quelle époque il a quitté la cité de Paris?
(c — Le 7 octobre 1793 à dix heures du matin.
« — Quels ont été ses principes sur la Révolution jusqu'au 31 mai dernier ?
(( — Ceux d'un patriote qui ne voit que sa patrie ; qui, étranger à tous les partis, ne voit qu'elle et ne sert qu'elle, guidé par le même principe qui le 30 juin 1789 le fit se dévouer à la chose publique en s'ofTrant volontairement pour aller au milieu de l'Assemblée nationale alors hérissée de baïonnettes demander la grâce des gardes françaises et la punition de leur colonel
pour les actes arbitraires qui les avait fait enfermer*; il en obtint un décret, le rapporta au peuple, et depuis a pensé et agi toujours de même.
(( — A quelle époque ont cessé ses fonctions dans la municipalité ?
« — Alors que l'organisation définitive de la municipalité actuelle a été faite.
« — S'il a une attestation de bonne vie et mœurs pendant sa résidence à Paris, et sa carte de sûreté pour en sortir?
« -— Qu'il n'a jamais demandé d'attestation sur sa vie, que les différentes nominations équivalent sans doute à cette attestation. Que quant à ses mœurs il n'y a pas un seul Français qui puisse les lui reprocher; qu'il n'avait pas sa carte de sûreté lors de sa sortie, bien qii'iU'eût obtenue de sa section toutes les fois qu'il l'a réclamée.
« — Pourquoi il est sorti de Paris?
« — Que l'on était venu pour l'arrêter; que le désespoir de son épouse et ce sentiment inti»ie qui porte naturellement tout individu à fuir la persécution, et convaincu d'après sa conduite et sa façon de penser que ce n'était que par un acte arbitraire qu'on avait surpris à la religion des
1. Phrase mal construite qu'il faut rétablir ainsi : et la punition, pour ses actes arbitraires, de leur colonel, qui les avait fait enfermer.
autorités constituées qu'on le faisait arrêter, il prit le parti de s'évader. Il observe, et prend à témoin, si le cas le requiert, ceux qui étaient chargés de l'arrêter, qu'il a mis, jusqu'au moment de son évasion, toute l'obéissance et le respect qu'on doit à des mandataires de l'autorité; que, s'il a usé un peu de ruse pour s''évader, il n'a commis ni montré vouloir commettre aucune violence.
« — S'il connaissait les causes de son arrestation ?
« — Que s'il les eût connues, rien n'aurait pu le détourner d'obéir au mandat d'arrêt; que ce n'est qu'en route et dans le coche de Corbeil à Auxerre qu'un citoyen, chef d'une des légions de Paris, lui dit qu'il avait été dénoncé à la Commune pour avoir eu des conférences secrètes avec les prisonniers détenus au Temple, lui montrant un journal dans lequel il vit sa dénonciation... »
La précision de ces réponses aussi bien que l'habileté profonde avec laquelle elles sont données produisent évidemment un assez grand effet sur l'esprit du commissaire qui interroge Toulan. Tout ce que celui-ci lui dit est présenté d'une façon si sincère, si franche qu'il ne sait que penser; Il manifeste son embarras par la fluestion suivante :
« — Si, bien loin (que) sa dénonciation eut pour cause cet entretien^ il n'était pas intimement lié avec Brissot et les Girondins?
A cette époque, en effet, le péril se rencontre de tous côtés, et frappe également royalistes et républicains. Hébert vient d'être guillotiné, Danton le sera quelque dix jours plus tard; les Girondins, vaincus au 31 mai, ont porté leurs têtes sur i'échafaud, quinze jours après Marie- Antoinette.
Mais Toulan, qui se garde si bien sur le côté où il prête le flanc aux accusations, n'est pas en reste pour répondre sur un point oii sa conduite, aux yeux du moins des révolutionnaires, est inattaquable, et il le fait avec une assurance et dans des termes qui ne manquent point de piquant :
« — Que, fidèle à n'être d'aucun parti, il a toujours détesté tous les agitateurs; qu'il n'a vu Brissot qu'une seule fois, étant tous deux comme présidents de district, au cortège de la Fédération de 1790 ; qu'il ne lui a jamais parlé, et ne se souvient n'avoir jamais vu aucun député du département de la Gironde.
« — Quelles ont été ses opinions sur les mesures prises par la Convention dans les journées des 31 mai, 1" et 2 juin?
(( — Qu'étant en fonctions municipales, envoyé avec plusieurs de ses collègues pour inviter les
communes enviromiantes de s'unir à la municipalité de Paris pour ne faire qu'un tout d'opinions, il se comporta en patriote, et en appelle à cet égard à ses compagnons de voyage. Il observe qu'il fut un des signataires de la Commune pour la pétition qui demandait l'acte d'accusation contre les vingt-deux députés...
En présence de ces réponses si nettes, le commissaire, frappé des preuves de civisme données par Toulan dans l'affaire des Girondins, revient à la première accusation. Il lui demande :
« — Si effectivement il a entretenu des liaisons avec les prisonniers du Temple?
« — Déclare comme il l'a déjà déclaré à la Commune sur une dénonciation déjà faite précédemment par le valet de chambre des détenus (Tison), qu'étant en fonctions, sa mission se bornait à surveiller les détenus, que l'on ne lui avait jamais imposé la loi de les molester; qu'il ne leur a jamais parlé qu'en présence de ses collègues et de choses indifférentes, et du tout relatives ni aux prisonniers ni à la Révolution ; qu'il n'a jamais répondu à des questions de ce genre que d'une manière évasive pour ne pas compromettre la dignité dont il était revêtu, et les intérêts de la Répubhque; que oui et non étaient sa réponse ordinaire. Encore n'était-ce
que quand on lui demandait des choses très indifférentes. Il observe au surplus comme il l'a déjà observé que dans treize fois qu'il a été de service au Temple, ce qui a fait vingt-six jours, il n'est pas resté une seule minute seul avec les détenus.
(( — Puisqu'il était assuré de sa conduite irréprochable dans l'exercice de ses fonctions, que, puisqu'il a eu connaissance des motifs qui lui étaient inculpés, pourquoi il a cherché à se soustraire à l'exécution de la loi?
« — Que déjà pareille dénonciation avait été faite, que les scellés avaient été apposés sur ses papiers, à sa requête; il croyait cette dénonciation aussi méprisée que méprisable en elle-même, puisqu'elle ne contenait pas vérité ; voyant l'acharnement d'un côté, après avoir été reconnu innocent et le mandat d'arrêt ne portant pas la cause de l'arrestation conformément à la loi, il ne crut voir dans cette persécution que le projet trop longtemps médité par les malveillants de nuire aux patriotes, et qu'il crut devoir s'y soustraire jusqu'à ce que vérité fût reconnue; qu'elle l'est enfin puisque le Tribunal révolutionnaire l'a acquitté, ainsi et en même temps que ses coaccusés : ce qui lui a fait reprendre sou nom ainsi qu'il le dira plus bas... »
Devant cette affirmation si catégorique, si précise, le commissaire cesse de l'interroger sur le point capital de la dénonciation, et ne lui pose plus que quelques questions accessoires sur lui, sur son état civil, et les circonstances diverses de sa fuite hors Paris.
« — S'il est marié, le nom de son épouse, et . s'il a des enfants?
« — Qu'il est marié depuis le mois de juillet 1787, à Toulouse, avec Françoise-Germaine Dumasbon, qu'il n'a pas d'enfant.
« — Où habite son épouse?
« — Que son épouse a toujours suivi ses pas; que, peu lettrée, mais portant un cœur français, elle s'applaudissait avec lui de la Révolution; qu'il Ta quittée seulement, comme il l'a dit plus haut, lors de son départ de Paris; qu'il l'a fait venir à Bordeaux depuis environ quinze jours, sur l'assurance qu'il avait que, son innocence reconnue, il y vivrait tranquille avec elle du fruit de son travail en bon républicain.
« — Puisqu'il se dit natif de Toulouse, pourquoi il n'a pas cherché à se retirer dans le sein de sa famille, plutôt que de revenir à Bordeaux?
« — Que ce fut là où il porta ses premiers pas, mais instruit à son arrivée que la dénonciation l'y avait devancé, il craignit de rester dans un
lieu où il était très connu et préféra rester à Bordeaux, ville qu'il connaissait pour y avoir déjà travaillé et où on ne le reconnaîtrait guère.
« — Sur la sincérité d'un passeport de la municipalité de Neuilly, qu'il a remis à sa section en date du 6 octobre dernier?
« — Que, lors de sa faite, il se retira chez un ami, que cet ami peu éloigné de la municipalité de Neuilly s'offrit pour lui faire avoir un passeport de cette municipalité; que, sur la demande de cet ami, la formule en fut écrite de la main même du déclarant ; que le lendemain il le lui rapporta tout prêt, et qu'il lui a servi pour se rendre à Toulouse; que ce passeport a été visé deux fois en route.
« — Quel est le nom de cet ami, et sa demeure?
« — Qu'il ne peut le dire.
« — Pourquoi étant arrivé à Toulouse il a pris un passeport, le 26 octobre, sous le nom de Roch Alimestre, tandis qu'il s'appelle François Toulan?
« — Que, comme il l'a déjà dit plus haut, sa dénonciationl'avait précédé à Toulouse, demander un passeport en son nom eût été le moyen de se faire arrêter; que quelqu'un, dont il taira toujours le nom, fut en prendre un sous le nom de Rosalie Mestre, que le secrétaire par erreur mit Ros Alimestre, que le déclarant, ne pouvant mieux faire, voulut se servir de ce passeport, et,
moitié grattant et moitié ressemblance, il lui a servi pour se rendre à Bordeaux.
« — Quels sont ses moyens d'existence depuis qu'il est à Bordeaux?
« — Son travail, sa bonne conduite, et quelque peu d'argent que son épouse lui a fait passer de Paris, des épargnes qu'il avait faites sur le revenu de sa place, et de la vente de son fonds et de ses meubles à Paris.
« — Si, à son arrivée à Bordeaux, il s'est fait inscrire à la municipalité, et sous quel nom?
« — Que le registre du citoyen Babein, logeur, prouve qu'à son arrivée il s'y inscrivit sous le nom d'Alimestre; que depuis il était convenu que, couchant dans sa baraque sur le quai de Boyan, ledit citoyen Babein ne mettrait pas sa sortie pour qu'on puisse le trouver au besoin, pensant qu'il logeait toujours chez le citoyen Babein, comme il y loge de fait présentement, au moins depuis que son épouse est arrivée; il observe que voulant, tout en se cachant, obéir à la loi, autant que possible, il a mis sur sa baraque son nom de Boch Alimestre.
« — De quel genre d'écrits il est compositeur comme écrivain public?
« — Que comme compositeur c'est lettres et pétitions... »
Et comme en ce temps-là rien ne peut se terminer sans une affirmation solennelle des droits de l'État et de ceux de la Divinité, bien que tous deux soient singulièrement compromis par ceuxlà mêmes qui les affirment le plus, à cette interrogation pour savoir si :
« — Lorsqu'il a fait des pétitions, il n'a pas cherché à calomnier les autorités constituées pour servir l'intrigue et l'aristocratie? )>
Toulan répond, sincèrement peut-être :
« — Que toute autorité constituée étant pour lui, après l'Être suprême, ce qu'il connaît de plus respectable, il est incapable de les diffamer ou avilir. »
Ainsi se termina ce long interrogatoire, où le Gascon, tirant parti avec une dextérité inouïe des moindres facilités que lui donnait la question, répondait de manière à s'innocenter aux yeux de son juge. Et, de fait, il s'en fallut de peu que son habileté fût couronnée de succès.
Au moment de son arrestation, on avait saisi chez lui ses deux passeports, sa correspondance avec Rosalie Lafont, avec Belon, et toutes les lettres de sa cousine Ricard ainsi que divers papiers. Du tout on avait un paquet scellé qu'on avait apporté au comité de surveillance. Le surlendemain de son interrogatoire, on brisa ces
scellés^ et on les refit en sa présence, ainsi qu'en témoigne le procès-verbal dressé à cet effet :
Aujourd'hui huit germinal, l'an 2^ de la République française,
Nous, membres du comité épuratoire de la section Brutus, et Dorgueil, membre du comité de surveillance, nous sommes transportés dans les prisons du palais Brutus à Teffet d'y inviter le citoyen Toulan de venir avec nous pour être présent à la levée des scellés qui avaient été apposés par les soussig'nés autorisés par le comité de surveillance ; où étant, nous avons procédé, après les avoir reconnus sains et entiers, et après une exacte' vérification de tous ses papiers, nous sommes décidés à les emporter pour être soumis au comité; à quoi le citoyen Toulan a consenti. Nous les avons enveloppés dans une feuille de papier et cachetés en sa présence. Nous avons de plus trouvé une médaille frappée à l'époque du 10 août 1792 (vieux style) ainsi que le brevet. De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal.
Bordeaux, ledit jour et an que dessus.
Lemaitre, Toulan, Dorgueil, Doche.
La présence de cette médaille du Dix Août, au milieu des papiers de Toulan, frappa vivement les membres du Comité. Comment un patriote digne d'une récompense pareille avait-il pu se rendre coupable de conspiration avec les ennemis de la France, et trahir la République? Le doute s'empara de leurs esprits, et tout en maintenant l'arrestation de Toulan, ils profitèrent de la pré-
sence à Bordeaux d'un représentant du peuple, d'Isabeau, pour lui demander des renseignements sur le prisonnier, et au besoin pour le prier d'écrire à Paris à ce sujet.
Isabeau promit ce qu'on lui demanda; mais il avait à s'occuper d'affaires plus importantes que celle d'un municipal compromis dans une aventure vieille de plus d'une année. Il était à peine sorti de Bordeaux que déjà il avait oublié la mission dont il s'était chargé.
Cependant le temps s'écoulait, les renseignements manquaient toujours et Toulan restait en prison. Les membres du comité éprouvèrent des scrupules. Ils résolurent de sortir de cette situation fausse, et, à cet effet, ils s'adressèrent directement à la municipalité de Paris.
Leur lettre est curieuse à plus d'un titre, d'abord parce qu'elle reflète naïvement leurs perplexités, et ensuite parce qu'elle renferme des formules oti le zèle ridicule d'un comité de province se manifeste par l'accumulation des mots et des épithètes. Ces Bordelais ne se contentaient pas de « Egalité, Liberté, Fraternité, « et pour eux il n'était pas suffisant de proclamer la République une et indivisible. Ils avaient, fait imprimer des en-têtes de lettres avec des addi^ tions en rapport avec leur patriotisme.
Égalité. Liberté. Fraternité. Vertu.
A l'accusateur public^ Bordeaux, le 26 floréal an 2 (lo mai 1794\ En donner avis à la police. ^g ^^ République française, une, in-
En avertir la Comtnune divisible et impérissable. de Bordeaux.
Le Comité révolutionnaire de Surveillance de la Commune de Bordeaux à la Municipalité de Paris :
Frères et amis, il y a deux mois que nous fîmes mettre en arrestation le citoyen Toulan, natif de Toulouse et domicilié à Paris depuis plusieurs années, dans deux sections différentes, savoir sur celle des Feuillants, et par suite sur la section de ce nom, rue du Monceau-Saint- Gervais, en face de Lorme, n° 13.
Toulan a occupé, nous dit-il, plusieurs fonctions publiques telles que celles d'employé et chef du bureau des biens des émigrés du district de Paris. Commissaire de section et par suite élu deux fois à celle de représentant de la Commune du 10 août et à la Commune provisoire. Au 31 mai, 1^"^ et 2 juin, il était en fonction municipale, envoyé pour inviter les différentes communes environnantes de s'unir à la municipalité de Paris. 11 n'a cessé, ajoute-t-il, ces fonctions qu'à l'organisation définitive de la municipalité actuelle.
Ce citoyen partit de Paris pour Toulouse le 7 octobre, vieux style, et s'est soustrait par la fuite à un mandat d'arrêt lancé contre lui par les autorités constituées de Paris, attendu qu'il était soupçonné d'avoir eu des conférences secrètes avec les prisonniers détenus au Temple.
Ce citoyen a été arrêté ici pourn'avoir pas eu de carte de civisme, ni rien qui nousprouvàt qu'il était un bon citoyen.
Nous vous invitons donc, Frères et amis, à nous fixer sur