‹ Un complot sous la TerreurChapitre 26 sur 124 · Le Comte de Fersen et la cour de France, t. JI, p · texte numérisé non relu

Le Comte de Fersen et la cour de France, t. JI, p

les jours mauvais. Nous savons effectivement que M. deMercy avait à elle quinze cent mille francs. Il avait fait sortir cette somme de France par l'abbé de Montesquiou, qui l'avait portée en Angleterre \

Marie-Antoinette prévoit le cas où « Mercinus, le vieil ami », serait difficile à « déterrer >%. Cette phrase concorde avec la date présumée du billet. L'ambassadeur de Yienne avait pris ses précautions contre l'impopularité de tout ce qui tenait à l'Autriche, et il avait eu soin de passer en Belgique, trouvant plus commode et surtout moins périlleux de suivre les événements, de Bruxelles que de Paris.

« Les mouvements qui se forment autour du camp d'Artaban » s'expliquent trop bien par les nombreuses émeutes et les nombreux préparatifs révolutionnaires qui journellement troublaient la tranquillité de la capitale. On n'a que l'embarras du choix pour désigner ceux-ci plutôt que ceux-là. Peut-être s'agissait-il des fameuses bandes marseillaises arrivées à Paris récemment sous la conduite de Barbaroux, et qui servaient de têtes de colonne et de centre de ralliement aux ennemis de la cour? Ils in.spiraient à Marie-An-

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