‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 16 sur 106 · Asconius, in Scaurianam, Kiessling-Schoell, p · texte numérisé non relu

Asconius, in Scaurianam, Kiessling-Schoell, p

5. Pro Scauro (Orelli, IV, p. 961); De, quo (Appio) phira non dicam. Quamquam ea, quae dixi, non secus dixi, quam si eius frater essem,

suivante, pendant qu'Appius était en Cilicie, Publiiis s'appropriait un bien qui appartenait à son frère ^

D'autres raisons que des raisons de sentiment poussèrent donc Appius à combattre Cicéron, puis à se réconcilier avec lui. Nous croyons que l'intérêt politique fut le ressort essentiel de la conduite d'Appius. Pison et P. Glodius lui proposèrent de le faire nommer préteur, s'il consentait à mettre son autorité de magistrat à leur service. Appius accepta '^. Il n'avait pas reçu du parti aristocratique les satisfactions auxquelles il prétendait. Sa carrière, qui avait si brillamment commencé en Asie, semblait arrêtée. Son impatience le jeta dans les rangs de cette démocratie turbulente que César dirigeait de loin. Il fut moins, pendant sa préture, l'ennemi de Cicéron que l'ami de sa propre lortune politique. Nous comprenons mieux maintenant le témoignage de Quintus : non, il ne fut pas animé envers Cicéron de sentiments vraiment hostiles ; mais aussi il ne se gêna point pour empêcher son retour, parce qu'il lui était avantageux, à lui, Appius, que Cicéron restât en exil. Il traita Cicéron, sans égard à sa personne, comme un moyen utile aux fins qu'il se proposait 3. Cicéron n'eut donc pas affaire à un ennemi, mais simplement, comme nous dirions aujourd'hui, à un « arriviste ». C'est ce qui explique qu'Appius se soit réconcilié avec Cicéron quand, ayant changé de politique,

7ion is, qui el est et qui multa dixit, sed is, qui ego esse in meum consueui. Drumann, G. R., Il-, p. 285, semble ignorer ce passage, car il regrette que nous n'ayons du Pro Scauro que des fragments, et que, parmi ces fragments, un seul (34) fasse allusion à Glodius.

Page 1