Pro Milone, XXVII
2. Il importe de remarquer qu'il n'est pas un acte de la préture d'Appius qui soit dirigé directement contre Cicéron. Tous sont des actes de défense, soit qu'Appius protège son frère, soit qu'il maintienne ce qu'il a fait.
3. Cicéron lui-même, dans un passage du Pro Scatcro, 31, paraît expliquer d'une façon analogue l'attitude d'Appius : . . . has sibi partes depoposcit, quod aut non animaduertebat, quem uiolaret, aut facilem sibi fore in gratiam reditum arbitrabaiur.
UN COHRKsrONDANT DK CICÉnON 25
il trouva intérêt à son amitié. C'est en même temps ce qui justifie Cicéron du reproche qu'on lui a souvent adressé d'avoir abdiqué sa dignité pour se réconcilier avec Appius : n'ayant pas été de sa part l'objet d'une hostilité véritable, il n'avait besoin que d'oublier les injures subies, et il pouvait le faire sans s'humilier.