‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 70 sur 106 · Drumann, G. R., IP, p. 107, n · texte numérisé non relu

Drumann, G. R., IP, p. 107, n

6. La distance d'Iconium à la frontière était ôo plus de i")00 kilomètres.

ceux qui refusaient de remettre le commandement de l'armée à leur successeur tombaient sous le coup d'une accusation de maiestate^.

Appius, dès les premières démarches de Dolabella, était entré dans la ville, renonçant ainsi au triomphe ; Caelius dit que ce geste fit sur les esprits une excellente impression, mit un terme aux bavardages, et montra à Dolabella que l'accusé était plus prêt à se défendre qu'il ne l'avait espéré-. La manœuvre défensive d' Appius nous paraît confirmer notre hypothèse sur les griefs de l'accusateur : un gouverneur sortant de charge gardait de plein droit ïimperium jusqu'à son entrée dans Rome, s'il avait quitté la province dans les trente jours qui suivaient l'arrivée de son successeur; mais Appius, étant resté en Cilicie au delà de ce terme, avait, de ce fait, perdu le pouvoir proconsulaire. Il ne pouvait plus, dans ces conditions, prétendre au triomphe : en le faisant, il provoquait les attaques; il les déconcertait en y renonçant.

Malgré l'heureux effet produit par cette renonciation, les amis d'Appius s'alarmèrent : ils se tournèrent vers Cicéron, comme vers l'homme qui pouvait le plus pour l'accusé. Si, en eiret, les griefs invoqués par Dolabella étaient ceux que nous avons supposés, on comprend que CaeUus ait pu écrire au proconsul : « C'est en vous qu'il place son plus grand espoir. . Il vous appartient de l'obliger autant que vous le voudrez » l Outre la lettre de recommandation de Caelius, Ccéron en reçut une de Pompée, très pressante et très aimable'', et une autre de Brutus^'. Pompée avait même

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