‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 71 sur 106 · Cf. Ad Att., VI, 2, 10; Ad fam., III · texte numérisé non relu

Cf. Ad Att., VI, 2, 10; Ad fam., III

5. Cf. AdAtt.,\ï, 3, 7. Cette lettre, bien qu'elle demandât un service, avait, comme toutes celles que Brutus écrivait à Cicéron à cette époque (cf. Ad Att., VI, 1, 7), quelqile chose d'arrogant.

songé un moment à envoyer un de ses deux fils auprès de Cicéron pour lui parler en faveur de l'accusée

Cicéron reçut en outre deux lettres d'Ap. Claudius-. Par la première, très courte, il lui annonçait qu'il était l'objet d'une accusation de maieslate, et demandait son aide. Dans la seconde, il se plaignait que Dolabella se fût vanté qu'il allait épouser la fille de Cicéron. Il était naturel qu'un rapprochement s'établît dans l'esprit d'Appius entre ces fiançailles imminentes et la conduite de Dolabella à son égard. Il en avait conçu des doutes sur la sincérité de Cicéron, et il le lui faisait savoir. Cicéron répondit aux deux lettres en même temps. Il exprimait d'abord son indignation au sujet du procès que l'on intentait à Appius, et son ferme espoir d'une issue favorable. Sans doute Appius aura été privé par là d'un triomphe qui lui était dû : mais « s'il fait de cette « distinction le même cas que lui, Cicéron, a toujours pensé « qu'on en devait faire, il prendra le parti du sage, et c'est « sur le dépit de ses ennemis qu'il remportera, avec la vic- « toire, un triomphe éclatant » ^ Il assurait Appius, peutêtre pas très sincèrement, qu'il était plus disposé à rompre les liens d'amitié qui l'unissaient à Dolabella qu'à se lier à lui par de nouvelles attaches. Il en venait ensuite aux doutes qu'Appius avait manifestés au sujet de ses sentiments. Il avait dû être passablement irrité de voir la défiance réapparaître quand il y avait deux mois à peine que les reproches

-1. Adfam., VIII, G, 3.

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