‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 89 sur 106 · Cf. Ad fam., III, 7, 6 ; YIII, 42, I · texte numérisé non relu

Cf. Ad fam., III, 7, 6 ; YIII, 42, I

7. Cf. Ad An., VIII, 1, 3 : Cicéron oppose la sottise de L. Eomitius à l'inconstance d'Appius.

8. Voir plus haut, p. 18, 37. Cf. Brutus, LXXVII, 267 : Satis studiosus et nalde cum doctus tum etiam exercitatiis orator et cuni aur/uralis tum omyiis publici iiiris antiqiiitatis nostrae satis jjerilus fuit.

9. Sur sa compétence en matière de droit augurai, cf. Brutus, I. c. Il composa un ouvrage De angurali disciplina (cf. Festos, éd. Thewrewk, p. 426; voir plus haut, p. 50).

UN CORRESPONDANT DE CICÉfiON 117

formes : les poulets sacrés*, les oracles-, les âmes des morts ^ lui paraissaient également capables de manifester la volonté des Dieux''. Il aimait les arts'', et il se piquait de littérature. Cicéron le déclare, dans un endroit du Brutus^, bon orateur. Enfin, il ne dédaignait pas de s'occuper des choses de la campagne : Varron en a fait un des interlocuteurs de son De re riistica. Sans s'y montrer agriculteur passionné, Appius témoigne de certaines connaissances : il a lu Magon et Cassius Dionysius'.

C'était, en somme, un caractère assez complexe que cet homme à la fois élégant et brutal, déhcat et crédule, aussi fier que peu scrupuleux. Figure curieuse, sinon sympathique, parmi ces nobles de la fin de la République, qui avaient le culte de leurs ancêtres, mais n'étaient pas capables de les égaler; que l'art et les lettres avaient affinés, que la richesse et la puissance avaient corrompus ; chez qui il ne restait plus guère de l'honneur que le sentiment ; qui aimaient Rome et la République, mais moins qu'eux-mêmes.

Dans ses rapports avec ce personnage, Cicéron se montre à nous tel qu'il était, avec ses qualités et ses faiblesses.

Il était excessif dans l'invective, excessif dans la louange.

1. Cf. Festus, éd. Thewrewk, p. 426, Sollistimiim ; Cic, De diu., II, 35, 75; id., De leg., II, 13, 32. Cicéron oppose, dans ces deux passages, Ap. Claudius à C. Marcellus : le premier attribuait une valeur réelle à l'art des augures, l'autre croyait que les auspices étaient une invention des hommes d'Etat. Pour lui, sa position est intermédiaire : c'est la foi qui a créé la science augurale, c'est la raison d'Etat qui l'a maintenue.

2. et. les circonstances de la mort d'Appius, plus haut, p. 114.

3. Cic, Tusc, 1, 16, 37 : inde ea, quac meus amicus Appius v£xpoij.av:îia faciebat ; De diu., I, 58, 132 : ne psychomantia quidem, quitus Appius, amicus tuus, uti solebat.

4. On peut interpréter comme une marque de sa dévotion à Gérés et à Proserpine l'inscription d'Eleusis rapportée plus haut, p. 49, n. 3.

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