N« 5736 et
6. Bull. arch. Napolitano, IV (1855), p. 14 : Osserva%ioni sull'opera intitolata « Voyage en Asie Mineure au point de rue numismatique par W. H. Waddington ».
qui avait donné son nom à Appia. Il rapproche des Appiam les Fuluiani et les Amoriani, deux peuples de Phrygie dont nous trouvons la mention sur des monnaies de la collection Waddington ». Les premiers semblent devoir leur nom à Fulvia, première femme de M. Antoine (42 av. J.-C). Les seconds se disent, sur une monnaie, Vipsanh, du nom de leur bienfaiteur Vipsanius Agrippa. On peut ajouter à ces exemples celui des lulienses dont parle Pline, et qui paraissent avoir pris leur nom d'un Julius, peut-être de C. Julius Caesar ^ Ces trois exemples, tous empruntés à la Phrygie, nous permettent de conclure que dès la lin de l'époque républicaine les villes de cette région prenaient volontiers le nom de ceux qui avaient été leurs fondateurs ou leurs bienfaiteurs. Par conséquent il n'est rien d'impossible à ce qu'Ap. Claudius ait donné son nom aux Appiani D'autant plus que le témoignage de Gicéron nous les montre se plaçant délibérément sous la protection de l'ancien gouverneur.
On pourrait s'étonner qu'ils se soient appelés Appiani et non Claudiani, en d'autres termes qu'ils aient formé leur nom sur le praenomen et non point, selon la coutume, sur le gentilice du personnage. Mais il convient d'observer qu'Ap. Claudius Pulcher était couramment désigné par son prénom ; et nous voyons Gicéron, à deux reprises, voulant former un mot dérivé du nom de son correspondant, le former sur son praenomen '.