‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 24 sur 105 · C'est la leUre ad fam., I · texte numérisé non relu

C'est la leUre ad fam., I

2. Cf., d'une part, Pro Seslio, In Vatlnium (prononcés l'un et l'autre dans la première moitié de mars), De haruspicum responso (prononcé, d'après Lange, R. A., IIP, p. 330, le 7 mai) ; d'autre part, Pro Caelio, De prouinciis consularibiis. On peut ajouter à ce groupe le discours In L. Calpurnium Pisonem, prononcé en 55 (cf. scolies d'Asconius in Pisonianam oralionem^ Kiessling-Schoell, p. 1).

triumvirs. Et cette coiiimunaiilé d'intérêts les amena d'abord à une trêve, ensuite à la réconciliation.

Dans le P?'o domo, prononcé le 29 septembre 57, Gicéron a pour Appius, qui était encore préteur, des paroles très violentes : il le traite même, à un certain moment, de voleur*. Au mois de mars de l'année suivante, Gicéron défendit P. Sestius, tribun de 57, accusé de violence, et ne ménagea point Appius; il est vrai qu'il était absent de Home : il était parti pour Lucques, auprès de Gésar, et Gicéron ne se doutait pas encore de ce qui allait sortir de ces conférences. Le Pro Seslio nous a beaucoup servi, on s'en souvient, pour connaître le rôle d'Appius, pendant sa préture, dans les rangs des adversaires de Gicéron : c'est dans ce discours, notamment, que se trouve le si vivant récit des mésaventures d'Appius au forum pendant les jeux de gladiateurs. Mais Gicéron ne s'en tient pas à la raillerie. Il porte contre Appius, sous forme d'allusion rapide, une grave accusation d'immoralité. Le De haruspicum responso, prononcé le 7 mai 56-, contient aussi une allusion de ce genre ^. Nous ne savons point quel cas il faut en faire. Mais cela mon Ire à coup Bùr combien était vif le ressentiment de Gicéron contre Appius.

Cependant, après le mois de mai 56, nous ne trouvons

Page 1