‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 27 sur 105 · Ihid., 13 (15a · texte numérisé non relu

Ihid., 13 (15a

3. C'est en 54 que mourut Julia, fille de César et femme de Pompée.

4. Crassus avait quitté l'Italie, pour aller combattre les Parthes en Syrie, dès la seconde moitié de novembre 55 (cf. Drumann, G. R IV* p. 107).

-ciiz'-^

consulaires avec plus de chaleur qu'il n'en mit jamais dans aucun discours*. Mais il est manifeste que Cicéron exagère pour se faire valoir auprès de son ami de la veille; d'autre part, il est infiniment probable que Domitius, aristocrate intransigeant, eut beaucoup plus de part aux attaques contre le proconsul de Syrie que son collègue Ap. Claudius, qui était l'ami des triumvirs; enfin nous ne pouvons savoir si cette séance du Sénat se place avant ou après la réconciliation de Cicéron avec Appius.

Mais l'affaire du roi de Commagène est postérieure à la réconciliation, et nous avons vu quelle fut l'attilude de Cicéron à cette occasion. Dans le même temps, Caelius, que Cicéron avait défendu deux ans avant contre les accusations de Clodia, avait à répondre d'une accusation de ui. Et Cicéron écrivait à ce propos à son frère : « Notre ami Caelius est violemment attaqué par la gens Claudia »-. Enfin, Gabinius, l'ancien consul de 58, qui avait aidé Clodius à faire exiler Cicéron, Gabinius était protégé par Ap. Claudius. On voulait porter devant le peuple l'alTaire de Ptolémée Aulète, que Gabinius, proconsul de Syrie, avait rétabli sur le trône d'Egypte de sa propre autorité. Appius, pour empêcher que cette question ne vînt devant les comices, imagina de convoquer le Sénat tous les jours du mois de février qui étaient dies comitiales^. C'étaient les seuls jours où les comices pussent être convoqués : mais, d'autre part, rien n'empêchait de réunir le Sénat ces jours-là, et la réunion du Sénat rendait pratiquement impossible la réunion des comices le même jour. Par ce moyen, Appius évita, au moins

Page 1