‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 79 sur 105 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. Ibid.^ 13, 2 : Nam tibime profiteor et in republica socium, de qua idem soitimua^ et in colidiana iiita coniunctum, quam his artibus studiisque colimiis.

b.Ibid., 11,4.

hommes d'Etat de son époque la place que P. Clodius lui avait fait perdre. Il lui semblait que le moment était venu où son rêve allait se réaliser. Rentré à Rome, il demanderait et obtiendrait le triomphe; il animerait le parti des honnêtes gens à la défense de la République : César se soumettrait; et parmi les conservateurs victorieux, il serait, à côté de Pompée, au tout premier rang. C'était ce qu'il appelait sa « résurrection »*.

Avec de tels projets, il lui importait au plus haut point d'avoir l'amitié d'un homme comme Ap. Claudius : il allait être censeur, c'est à-dire exercer la plus haute magistrature de la République; il portait un des noms les plus illustres de Rome ; il était le beau-père du fils de Pompée. C'est pourquoi nous voyons Cicéron, pendant toute l'affaire de Dolabella, prodiguer à Appius les amabilités. Mais Ap. Claudius n'était pas seulement à ses yeux un moyen de réaliser son ambition politique : il désirait voir se développer entre eux une amitié véritable. Sans doute la vanité avait-elle plus de part à ce désir que l'atîection : il lui plaisait que M. Tullius traitât d'égal à égal avec le chef de la gens Claudia, et qu'il y eût enti^e eux les mille agréments d'un commerce familier. Aussi aimait-il à se représenter aux yeux d'Appius comme semblable à lui. Besoin naturel de l'amitié. Mais ici ' plutôt illusion volontaire destinée à la faire naître et à l'entretenir entre eux par la satisfaction réciproque de leurs vanités. Cicéron prêtait à Appius son honnêteté, sa réputation de vertu 2 : il lui empruntait en échange un peu de son importance, il participait à l'éclat de sa fortune, de sa parenté et de ses amitiés. Cicéron -traitait Appius en orateur et en écrivain : il s'intéressait à son ouvrage sur l'art augurai, et aux discours qu'il prononçait 3. En échange, il demandait à

1. Ad Att., VI, 6, 4. 11 emploie un mot grec : TcaXtYTsvscria.

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