‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 96 sur 105 · Première Partie. 53 av. J. C · texte numérisé non relu

Première Partie. 53 av. J. C

Cicéron est à Rome, Ap. Claudius est en Cilicie.

Lettre I. Deuxième moitié de 53. Lettre d'Appius remise à Cicéron par Cilix, affranchi d'Appius.

Appius remercie Cicéron des services qu'il lui a rendus, et lui marque beaucoup d'affection et de zèle. Il lui demande des nouvelles de ce qui se passe à Rome. — Cf. Ad fam., III, 1.

Ad fam., III, i. Avant le 18 janvier 52. Lettre de Cicéron portée à Appius par Phanias, affranchi de ce dernier. Tyrrel place cette lettre la troisième parmi les quatre qu'il date de l'année 52. Elle est donc à ses yeux postérieure au meurtre de Clodius par Milon (18 janvier 52). Nous croyons que c'est une erreur.

1» Au début de la lettre, Cicéron parle de la situation politique sur un ton qui serait pour le moins surprenant si la lettre avait été écrite après le meurtre de Clodius. En effet, un conçoit difficilement qu'il puisse dire au frère de la victime : « Phanias vous renseignera beaucoup mieux que je ne puis le faire : c'est un esprit non seulement avisé, mais encore très curieux de détails agréables » ;

2o Le ton de la lettre suivante, ad fam., III, 2, tranche singulièrement sur celui de la lettre 1. L'embarras qu'elle témoigne s'expliquerait difficilement par celte raison seule que Cicéron devine l'irritation d'Appius à la nouvelle qu'il est remplacé dans son gouvernement. Aussi est-il vraisemblable d'admettre que le meurtre de Clodius par Milon et le procès du meurtrier ont eu lieu entre l'envoi de la lettre 1 et l'envoi de

mm*» y^jmatmmuÊmim^ii^ii^ s»

■ '^^S©œa?«f*Sf^f

''^- **ife- *

• r«îfse-»ii>*-^3P^;^".ifi5SSr -~iK. • jrf^f'

■«—. -* « lî^\, ' -Sta-^

MWéfiIMnMMMgr

UN CORHESfONDANT DE CICÉRON

la lettre 2. Cette vraisemblance s'accroît quand on constate que dans la lettre 2 il n'est fait allusion à aucune lettre précédente d'Appius, mais qu'avec elle paraît s'engager une nouvelle correspondance aprè^ une période de silence gêné;

3o On peut même affirmer que cette lettre est antérieure à la nomination de Gicéron comme augure, puisqu'il n'est pas question de cette nouvelle dignité, ni de félicitations d'Appius à ce sujet, ni du Liber augurahs que le proconsul dédia à son nouveau collègue.

Avant le 18 janvier 52, Ap. Claudius envoie à Gicéron la première partie de son Liber auguralis*.

Deuxième partie. Mars - 1er septembre 51. (Cf. plus haut, ch. I et II de la seconde partie.)

En janvier, février ou mars 51, Appius envoie à Gicéron une copie de la lettre oflicielle qu'il écrivait au Sénat (cf. Ad fam., III, 3, 2). Cette lettre était sans doute destinée à lui faire voter des supplicat'ions ou le triomphe, et il en avait adressé des exemplaires aux principaux sénateurs. De même, aujourd'hui, avant la discussion générale d'une question, on distribue aux députés des rapports imprimés. Il n'y a donc rien là qui aille contre notre aflirmation que de janvier 52 à mars 51 la correspondance entre Gicéron et Ap. Claudius a été interrompue.

Ad fam., III, 9. Écrite de Rome. Mars 51.

Le 4 juin, Gicéron reçut à Brindes une lettre d'Appius (lettre II) où il se montrai t informé de la nomination de son successeur. Il faut un peu plus d'un mois^ pour qu'une lettre aille de Rome à Laodicée, la ville de la province de Cihcie qui est le moins éloignée de Rome. Donc il faut qu'Appius ait appris la nouvelle de la nomination de Gicéron vers la fin d'avril et la lettre qui la lui apporta {Ad fam., III, 2) ne peut être partie de Rome après les derniers jours de mars. Hofmann a tort (Ausgewàhltc Briefe p. 116) de dater cette lettre du mois d'avril. '

Lettre IL Lettre d'Appius, en réponse à Ad fam., III, 2. Reçue par Gicéron à Brindes le 4 juin.

Page 1