‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 97 sur 105 · Voir plus haut, p. 50, n · texte numérisé non relu

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t. Nous adoptons l'opinion de Schmidt, n» 18, p. 87. C'est une moyenne : on pouvait aller plus v.te : cf. Ad fam., XIV, 5 : Gicéron loue la diligence de son esclave Acastus qui na mis que vingt et un jours pour porter une lettre de Rome à Athènes. On pouvait aller aussi beaucoup plus lentement : cf. Ad Att., V, 21, 4 : une lettre d'Atticus donnée le 22 septembre a ete remise à Gicéron le 11 février; il est vrai que cette lenteur est signalée par Ciceron comme exceptionnelle.

UN CORRESPOiNDANT DE CICÉRON

Appius disait à Gicéron qu'il avait chargé L. Glodius de plusieurs commissions pour lui. La lettre était écrite en des termes tels que Gicéron est très impatient de savoir ce que L. Glodius a à lui dire et éprouve, en attendant, le besoin d'assurer Appius que tout les invite à être amis. Enfin, Appius déclarait que, s'il ne quittait pas la province sur-le-champ, c'était pour ne point se priver du plaisir d'y rencontrer Gicéron 1. — Cf. Ad fam., III, 4.

Ad fam., III, 3. Écrite à Brindes, le 12 mai. Elle renouvelle les prières de la lettre IL

Ad fam., III, 4. Écrite à Blindes, le 4 ou le 5 juin. Gicéron répond à la lettre II d'Appius, qu'il vient de recevoir. Il fait à Appius comme l'inventaire des raisons qu'ils peuvent avoir d'être amis

Lettre de Gicéron, que nous ne possédons pas, écrite à Gorcyre le 12 juin. Cf. Ad fam., III, 0, 2 : Itaque et consilium mutaui et ad te statim manu scriptas litteras misi : qiias quidem ex fuis litteris intellexi satis mature ad te es.<e perlatas.

Lettre III. Remise à Gicéron, à son arrivée à Tralles, le 27 juillet, par L. Lucilius.

Appius répond à la fois k Ad fam., III, 4, et à la lettre datée de Gorcyre. Il écrit de Laodicée, au moment de partir pour Tarse, ou peu de temps après avoir quitté Laodicée (cf. Ad fam., III, 6, 4). Gicéron, dans la lettre ad fam., III, 5, 3, dit qu'Appius émettait des doutes sur la possibilité de leur rencontre, à cause de l'itinéraire adopté par Gicéron ; il ne parle pas de Tarse, mais dit seulement en termes vagues : Tua ratio postea est commutata. Dans la lettre ad fam., 111, G, 4, il dit au contraire : Ac mihi tamen, antcquam in froiiinciam iieni, redditae sunt a te litterae : quibus, etsi te Tarsiim proficisci demonstrabas, tamen mihi non dubiam spem mei conueniendi adferebas. — Gicéron avait-il reçu, à deux ou trois jours d'intervalle, deux lettres d'Appius, l'une lui disant qu'il ne serait pas à Laodicée, l'autre qu'il partait pour Tarse? C'est possible. Remarquons toutefois que : 1° cette manœuvre de timide, qui consiste à annoncer en deux fois une nouvelle qu'on est embarrassé de faire savoir d'un seul coup, ne paraît pas être dans le caractère d'Appius ;

i. Cf. Ad fam., III, 4, fin, et 6, 2. Dans celte dernière, il est question d'une lettre reçue à Rome. Mais ce doit être un faux souvenir de Gicéron, et il faut identifier cette lettre avec la lettre II. En effet, si Appius déclare qu'il a hâte de quitter la province, c'est qu'il sait que son successeur a été désigné. Mais entre mars et fin avril — date où Gicéron quitta lîonie (cf. plus haut, p. r»6 et n. 2) — il ne s'est pas écoulé assez de temps pour que successivement parvinssent, en Gilicie, la nouvelle de cette nomination, et à Home, la lettre écrite par Appius au reçu de celte nouvelle. D'ailleurs, la lettre ad fam., III, 3 est écrite de Brindes, le 21 mai. Or, Gicéron y renouvelle (Nunc, quod a te pêtii litteris eis...) la prière qu'il a faite à Appius dans la lettre II : ce qui prouve évidemment qu'il n'avait pas encore reçu de lettre d'Appius au sujet de la province.

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2» la lettre III dWppius parait avoir été assez longue, et il pouvait très bien y dire, à deux endroits différents, sur la possibilité d'une rencontre, ce que Gicéron rapporte dans Ad fam., III, 5 et 6 : d'autant plus que Cicéron ne fait, naturellement, que rappeler les idées exprimées sans dire comment elles l'étaient ni ce qui les amenait.

Appius, dans la lettre III, dit encore à Gicéron que les souvenirs qu'il rappelle au sujet de leur amitié, sans doute lui ont été agréables, mais ne lui ont point paru nécessaires, parce que repris de trop loin. Il donne à Gicéron le détail de ce qu'il a fait pour qu'il trouvât l'administration de la province en règle au moment de son entrée en charge. Enfin, il lui dit qu'il a donné mission à Q. Scaevola de gouverner la province en son absence, en attendant l'arrivée de Gicéron.

Ad fam., Ill, 5. Écrite à Tralles, le 27 juillet. Réponse à la lettre III.

Du 27 juillet au 29 août, période de silence entre Cicéron et Appius. Cicéron attend la réponse à sa lettre écrite de Tralles, Appius ne donne pas signe de vie. Le ier septembre, après avoir quitté le camp d'Iconium, Cicéron se décide à écrire à Appius la lettre

Ad fam., Ill, 6. le septembre. Ex itinere. Cf. plus haut, p. 74 et n. 1.

On CORRESPONDANT DE CICÉRON

qu'elles ne partissent point sans son autorisation expresse : mais pouvait-on aller lui demander cette autorisation au delà du Taurus? L'obligation de ce délai équivalait à une interdiction pure et simple. Appius voyait là une marque d'hostilité de la part de Cicéron et lui disait son mécontentement en termes vifs.

Ad fam., III, S. Écrite au camp de Mopsuhestia, le 8 octobre. Réponse à la lettre IV.

Lettre V. Remise par Appius aux Appiani, avant de quitter l'Asie (cf. Ad fam., III, 9, 1), et remise à Cicéron par une délégation des Appiani, dans les premiers jours de février 50.

C'était un véritable « volume », « plein des récriminations les plus injustes ». Cicéron avait défendu que les Appiani levassent de nouveaux impôts pour bâtir nous ne savons quel édifice, avant que lui-même eût reconnu l'utilité de ces constructions. Cette défense, disait Appius, équivalait, pratiquement, à l'interdiction de bâtir, car Cicéron ne serait pas revenu de Gilicie avant l'hiver, et on ne pourrait plus commencer ^es travaux en cette saison. En conséquence, il demandait à Cicéron d'accorder tout de suite aux Appiani l'autorisation nécessaire.

Ad fam., III, 7. Écrite à Laodicée, le 11 février 50, ou peu après. Réponse à la lettre V, et à un propos d'Appius rapporté par l'affranchi Pausanias.

Troisième Partie. Septembre 51 -février 50. (Cf. plus haut, ch. III de la seconde partie.)

Lettre IV. Écrite par Appius pendant qu'il était encore en Asie (cf. Ad fam., III, 9, 1), vraisemblablement vers le milieu de septembre, reçue par Cicéron le 8 octobre, au camp de Mopsuhestia (cf. Ad fam., III, 8, 10 et 1) ou quelques jours auparavant.

Appius disait à Cicéron qu'il comptait être devant Rome vers la fin du mois d'octobre ou le commencement de novembre. Il l'assurait qu'il s'occuperait des commissions qu'il lui avait données, et lui demandait des nouvelles de sa campagne. La lettre n'en était pas moins, dans son ensemble, une lettre de reproches. Il s'agissait de délégations envoyées par des villes d'Asie Mineure pour aller à Rome faire l'éloge du proconsul sortant. Gicéron avait défendu qu'elles partissent sans son ordre, parce qu'elles étaient un prétexte à des suppléments de taxes. On a rapporté à Appius que Gicéron, à plusieurs reprises, dans des banquets, et en présidant le tribunal de Synnade, a laissé paraître qu'il ne l'aimait point. On lui a dit que, dans l'édit qu'il avait publié à son entrée dans la province, Cicéron avait pris des mesures dont le but était d'empêcher le départ des délégations. Sans doute, il exigeait simplement

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