‹ Un correspondant inconnu de LamennaisChapitre 16 sur 37 · N" 10 du ms · texte numérisé non relu

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mais ce qui me louche le plus, c'est Tair et le soleil. Quant au nombre 13, il y en a bien d'autres dans Paris, un dans chaque rue, ou à peu près, sans compter les passages; ainsi, je ne serai pas le seul exposé. Toutefois je remercie mon bon petit Charles de sa sollicitude, où je vois une marque de son afifection.

Dites, je vous prie, à M. Clément, combien je prends part à tout ce qui le regarde. Soignez votre santé qu'un chagrin nouveau a dû ébranler un peu. Il faut, en toutes choses, faire ce qu'on peut, et puis se fier à la Providence. Respect et dévouement.

S"-Pélagie, 18 octobre 1841.

' Des liens tels que ceux qui vous unissaient à celle que vous venez de perdre, ne se rompent point sans douleur, et lorsque le temps, qui transforme tout, a fermé la blessure, la cicatrice reste toujours. Souvenez-vous cependant que M™" votre sœur vous a été conservée bien au delà de vos espérances et de celles des médecins. En l'appelant à lui, Dieu lui a sans doute épargné beaucoup de souffrances. Telle est d'ailleurs noire triste vie, que ceux-là sont les plus heureux qui parlent les premiers, et la pensée qu'on se rejoindra adoucit la séparation. Que vont devenir vos deux neveux? Ont-ils des moyens d'existence? Il me semble que vous m'avez parlé d'un emploi promis à l'aîné.

Nous entrons dans la saison rude, ménagez votre santé. Ici nous avons des lempéles et des pluies continuelles. Puis, viendront les froids, .le tarde le plus que je peux à allumer mon poêle, car cette sorti' de chaleur n'est rien moins que saine dans une chambre d'où l'on ne sort jamais. Mon neveu n'a plus que ^o jours à passer dans celle maison. Toutes les prisons regorgent maintenant de prisonniers, dont un grand nombre sont tenus au secret, supplice qui vaut bien l'ancienniî quoslicjn. Un arrête à tort et à travers pour faire nombre. C'esl le vieux scélérat de l'asquier qui dirige tout cela. On veut un procès monstre p(jur l'ouverlurc de la session, afin d'effrayer les imbéciles. T(mlefois, ce moyen commence à être bien usé. A présent ijiic Loiiis-Pliilij)pe a ses forts, il voudrait obtenir pour le duc de .Nemours lu vice-royauté de l'Algérie, ([ui lui tiendrait lieu de la dot refusée par lu Chambre. Il veut en oulic ([iidn lui donne, ;i lui Louis- Pliilippc;, Irtmlf iiiiUiiiiis jitnir jiuijrr srs drih-s. La France appareniuient n'en a pas assez, et le peuple est trop riche. Il faudra voir s'il se Irouvera des députés assez infimes j)our conniver à un pareil vol. Ou compte au crli.'iteau sur M. Tliiers |iour les y amener.

Mes souv(!nirs alVeclueux a M. Clément et à Charles. M. Peyral doit

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