‹ Un correspondant inconnu de LamennaisChapitre 8 sur 37 · N" 53 du ms · texte numérisé non relu

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les vitres d'une fenêtre d'auberge. L'année tout entière a été affreuse. Il faut espérer que la prochaine nous serons mieux partagés.

Votre Anglais qui veut bien tolérer la poésie de la Bible, est un homme fort curieux. Les Anglais, au reste, le sont presque tous plus ou moins.

Comme vous je compterai les jours jusqu'à la fin du mois.

Croyez bien à mon affection aussi tendre qu'inaltérable.

Au Faite, le 8 septembre 1837.

' Je vois par votre lettre du 5 que vous êtes encore très faible, mais j'espère que vos forces reviendront vile, maintenant que vous êtes délivrée de la fièvre. Vous aurez sûrement profité du retour du beau temps pour faire le voyage du Havre, et je pense que cette lettre vous y sera renvoyée de Paris. Je pars moi-même demain pour Autun. Ce sera une promenade de trois ou quatre jours. Sitôt que je serai de retour ici où je trouverai vos lettres, je vous rendrai compte de cette excursion. Il paraît qu'autour de la ville qui est très ancienne, il y a beaucoup de choses curieuses à voir. Toutefois, pour qui ne l'a pas vu encore, rOcéaa, avec son flux et son reflux, a certainement plus d'intérêt. Le soleil est magnifique depuis avant hier, et la chaleur assez grande au milieu du jour. Cependant les matins et les soirs souffrais; il y faudrait bien faire attention, car vous savez combien le froid vous est contraire. Ayez dans votre chambre du feu en vous levant, ayez-en lorsque vous rentrez. Je charge particulièrement notre cher petit Charles de ce soin-là. Vous vous occupez beaucoup de ceux (ce) qui regarde(ntj l'hôtel de la rue Marbœuf, et je reconnais là, comme en toutes choses, votre bonté afl'eclueuse qui me touche si vivement. Il mt' semble que M. Peyrat devrait avoir cjuitlé ses Cévennes. 11 devait y passer quinze jours au plus. Vous recevrez sûrement une lettre de lui, dès qu'il aura regagné ses pénates au pied des Pyrénées. Ses courses dans les rudes montagnes du Vivarais, par un temps pluvieux, on! dû être fort pénibles. Je vous ai mandé que je partirais le liH pour revenir à Paris. J'irai auparavant à Dijon avec mes hôtes, qui m'accompagneront jus(|u';i Srniur, où je prendrai la diligence, C(! (jui m'épargnera une nuit <l<! voyage. Un m'assure que j'arriverai à Paris le ^'J au soir. C'est du reste ce (jue je saurai plus exactement après des inlormalions fju'oM m'a promis de prendre. Didier m'a écrit (ju'il avait eu le [)laisir de vous voir. On ralleiidait ici, mais ses occupalions l'empêcheront d'y venir. Une partie de noire compagnie doit faire un pelil voyage de dix jours au .Monl-HIanc. .le n'ai pas été tenté d'en élre. Voilà toute la i;hroni(jue du l-'aite. Vous aurez celle d'Aulun la première fois. Mille

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