Le 26 octobre
3. Le 14 novembre 1779. L'abbé de Talliouët fit inhumer son père dans son église de Saint-Gilles d'Hennebont.
4. Cette description est empruntée au procès-verbal de vente de la terre du Leslé en 1794. — Le comte de Talhouët était un grand homme de bien, répandant les aumônes autour de lui; il était fort attaché au pays d'Hennebont; en 1775, il fut parrain et sa femme marraine de la cloche de la chapelle de Notre-Dame de Pontscorff.
complétaient des hautes futaies et des bois lui formant une ceinture verte.
La chapelle, mieux encore que le château, était le centre de cette chrétienne famille ; tous se plurent à la reconstruire et ce fut l'abbé de Talhouët qui vint, le 31 mai 1786, la bénir avec solennité.
Il suivait de près la vie religieuse de ses proches, exerçait avec discrétion une sorte d'apostolat sur chacun; la vénération dont il était l'objet faisait demander avec respect des conseils suivis avec empressement. Tout au reste l'intéressait; il aimait entrer dans les moindres détails, n'en trouvant aucun trop petit pour son attention. Ses neveux, ses nièces éprouvaient sa sollicitude et toujours un enseignement accompagnait sa tendresse.
Ce billet en est un témoignage :
« A Mademoiselle de Langle * chez les Daines de la Visitation d Vannes.
G Ce 20 juillet 1786.
« J'ai été bien sensible, ma chère nièce, àvotre
1. La vicomtesse de Langle eut trois fils : Louis, le chevalier de Langle et René (qui épousa Mlle de Lambilly), et une flUe : Henriette. Celle-ci, née à Hennebont le 8 juin 1773, fit sa première communion par les soins de son oncle et son éducation à la Visitation de Vannes. Elle vivait chez ses parents au château de Kerfrézec quand arriva la Révolution, Son père mourut en 1791, son frère cadet avait été noyé l'année précédente par les républicains, l'aîné fusillé après Quiberon; sa mère fut emprisonnée pendant la Terreur, Mlle de Langle déploya une énergie toute virile au milieu de ces catastrophes multipliées; elle consola sa
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bon souvenir et à ce que vous avez bien voulu m'adresser votre première lettre. Vous ne vous attendez pas à ce que je vous dise qu'elle était bien écrite, c'est-à-dire bien orthographiée. Vous tromper ne serait pas vous prouver combien je vous suis attaché. Dès le premier moment que j'eus reçu votre lettre, je formai le projet de vous marquer un moyen d'apprendre, au moins passablement; l'orthographe. Mais cela demandait du temps et c'est ce qui a retardé la réponse que je vous devais. Encore aujourd'hui, ne ferai-je pas tout ce que je m'étais proposé défaire. Mais du moins, je vous dirai comment vous devez vous y prendre et votre bonne volonté vous fera peut-être exécuter ce que j'ai à vous proposer.
i'. Il ne s'agitpas, ma chère Henriette, de copier UQ livre; c'est la route ordinaire ; je ne sais si c'est la bonne. Mais vous savez par cœur vos prières en français, votre catéchisme, des fables de La Fontaine. Ecrivez, par exemple, quelques lignes
mère en prison et fut la providence des malheureux détenus sur les pontons de Lorient, — En 1800 elle épousa M. Thomas de Kéridec, dont les vertus et les malheurs (il avait e'té emprisonné comme suspect et avait soutenu les mille dangers de la chouannerie) étaient dignes des siens. — Mme de Kéridec eut 9 enfants et en perdit 6. Sa fille aînée était ursuline à Quimper, son fils unique fut député et sénateur du Morbihan. Elle mourut le 2 juin 1840 à Hennebontet la ville entière, l'honorant comme une sainte, se porta à ses obsèques pour donner un suprême témoignage de vénération à cette noble femme dont la fortune et le temps étaient exclusivement consacrés depuis un demisiècle aux pauvres et aux œuvres.
de l'Oraison dominicale, de vous-même; comparez ensuite lettre par lettre votre écriture et celle du livre : vous serezsûrementctonnéedela différence. Que cela ne vousrebute pas. Déchirez votre papier et écrivez de nouveau de tête : cette seconde copie ne sera pas excellente, mais elle vaudra mieux. Ne craignez pas, je vous prie, de revenir ainsi sur les mêmes lignes jusqu'à ce que toutes vos fautes aient disparu.
« Yoilà un petit sermon, mais Henriette sait bien que je ne la prêche que pour son bien et par amitié pour elle. Assurez, s'il vous plaît, ma tante de mes respects. On se porte bien et on vous aime bien chez vos parents. — Votre oncle et bon ami
« Talhouet. »
Vie très simple, très gaie, pleine de franchise et de rondeur que celle de la noblesse de province de ce temps-là. On ne connaissait ni les mièvreries ni les subtilités, môme dans le langage qui conservait un ton assez original pour être piquant. Cette lettre de Mme de Feydeau à sa sœur peint sur le vif ces rapports et c'est à ce titre que, la choisissant parmi beaucoup d'autres, nous la publions ici.
J'ai là, entre mes doigts, ces vieux papiers jaunis, à l'écriture souvent inégale, à demi effacée et d'une encre qui a pâli. Les lignes sont droites, comme les consciences, les caractères nets, comme les pensées; la bonne plume d'oie ne se perd
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pas en ces paraphes exubérants, l'orgueil des hommes de loi et des tabellions : la signature est calme; les marges courtes indiquent bien qu'on était économe et qu'on avait Thabitude de ne rien dépenser que le nécessaire : les pauvres y auraient perdu. Les parcelles rompues de la cire rouge ou noire (joie ou deuil), timbrée d'une bague à devise ou d'un cachet armorié, montrent aussi qu'on ne prétendait pas oublier sa maison et qu'on aimait à se souvenir des devoirs qu'elle vous imposait. Le graphologue découvre sans peine de la simplicité et de l'honneur, l'absence de toute recherche et cet esprit prime-sautier qui donnait tant de sel à la causerie toujours enjouée, rarement méchante de nos pères.
'c Oh, mon Dieu! Dans si peu de chose, Que de grâce et que de beauté ! »
« A Madame de Langle, en son hôtel à Hennebont.
« Yousne m'écrivez pas souvent, madame de Langle, et je vous le rends bien. Nous avons tort toutes deux et je voudrais fort me corriger ; mais quel moyen ? Si j'étais jeune, une bonne fessée ferait l'affaire ; mais je suis vicillB et il n'y a pas grande ressource. Je ne voyage pas aisément, et même encore moins que je n'écris.
« Enattendant, voici de la gaze que je vous prie de donner pour me faire un bonnet. Qu'on y mette la rosette du ruban blanc que j'envoie. Le bonnet,
gardcz-lc, s'il vous plaît, jusqu'à ce que j'aille le chercher. On ajoutera sur la rosette un petit ruban de gaze et point de papillon.
« Mme la supérieure des Ursulines prie l'ahbé de vouloir bien lui donner un sermon. Il a quatre fêtes à choisir : la Sainte-Ursule, la Sainte- Angèle, la Saint-Augustin ou Notre-Dame de Pitié. En voilà pour un an.
« Mais il faut qu'il réponde oui ou non, et qu'il choisisse sa fête. Le tout sans parler à personne parce qu'on priera un autre s'il refuse. Mes tantes ont aussi bien envie d'entendre l'abbé. Une réponse, ou je serai grondée.
« Quand Mme de Talhouët repart-elle pour le Leslé?
« M. de Feydeau voit arriver la lin du carême avec bien du plaisir, car il est bien fatigué.
^( Bocozel ^ est revenu par la traverse, ce qui lui a fait gagner beaucoup de chemin. Il a trouvé mon oncle très bien, et il est fort satisfait de son voyage ; il a à présent la meilleure opinion de Thierry qui jouit dans son canton d'une bien bonne réputation.
« Bocozel ^ est vieux, mais bien entretenu et joliment boisé. Thierry a dit à mon cousin que c'était en bataillant qu'il avait fait tenir les bois debout. Il a pleuré de tendresse en le voyant partir. Son attachement pour mon oncle parait
i. Son cousin.
2, Le château.
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vrai. Vivant avec son fermier, il ne fait point de dépense, et il a commencé à payer à Paris ce qu'il devait. Ce n'était pas considérable et sera acquitté dans deux ans fort aisément par mon oncle. Bocozel est actuellement à Quimper.
« Comment va ma tante Latouche? Adieu, ma chère sœur, bien des choses à votre saint époux et à notre saint abbé. Ils sont bien heureux d'être tournés du bon côté. Après le paradis (du ciel), celui qui me plaît le mieux c'est celui d'Hennebont; et bientô't je vais lui tourner le dos (en allant à la campagne). Je voudrais bien vous voir venir faire un bon séjour avec nous cet été. Vous êtes dégagée de petits enfants et assez libre, je trouve. D'aulant que ce qui vous gênera vous n'avez qu'à l'amener. Je les embrasse tous. Mon mari vous dit mille choses.
« Marie-Thérèse DE Feyde AU.
« De Quimperlé, ce 14 avril 1786. »
Les relations del'abbé deTalhouët étaient nombreuses et toutes chères à son cœur, dans sa ville « peuplée de quantité de gens de qualité de très bonne compagnie » *. Les meilleurs paroissiens lui formaient un cortège d'amis : les familles du Boisguehenneuc, deMusillac, du Botdéru, Mauduit du Plessis, de Robien, du Parc, Perrien, Briant deKeraro, de Rongères, de Bahuno, Le Fo-
1. Expilly, Dictionnaire géographique de la France, III, p. 744.
restier, de Kermeno, de Kermorvan, à Hennebont ; — et plus loin, à Auray : sa marraine, Mme de Gouandour ; à Sarzeau, les Bocozel, parents de sa mère.
C'étaient là ses joies et ses consolations, car son ministère n'ai] ait pas sans quelques traverses; il avait besoin de dire et de redire souvent les mêmes vérités pour être parfaitement écouté. Il dut s'élever maintes fois contre les danses publiques, surtout celles qui avaientlieu la nuit et parfois même pendant le temps pascal. Les bons Bretons d'autrefois portaient souvent la simplicité jusqu'à l'abus : les rapports affectueux et de confiance qu'ils entretenaient avec leurs prêtres conduisaient plus à la familiarité qu'au respect: à l'église, ils se considéraient comme dans la maison de leur père, ce qui est parfait ; mais, en s'estimant dès lors être tout à fait chez eux, ils se mettaient à l'aise, ce qui est moins bien. Cette petite annonce faite par l'abbé de Talhouët du haut de la chaire indique ce laisser aller :
« D'après les plaintes qui lui ont été souvent réitérées, M. le recteur prie de ne point mener de chiens à l'église et de ne point se fâcher si on empêche ces animaux d'y entrer et si on les chasse quand on les y verra. Cette police est conforme aux ordonnances, et le respect dû à un Dieu réellement présent sur l'autel exige qu'on la fasse observer. »
Il avait à combattre larudesse de ces natures un peu frustes, excellentes au fond, bien disposées et
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entourées d'exemples traditionnels auxquels elles dcmeuraientrarement insensibles; il en était peutêtre mieux entendu que de personnes de condition moiiis humble.
L'esprit philosophique soufflait et, avec lui, entraînait, chez la bourgeoisie aisée et la noblesse, l'abandon des mœurs, la raillerie pour les choses saintes, l'oubli des devoirs religieux. Le recteur d'Hennebon t s'efforçait de préserA'er ses paroissiens de ce venin dont il comprenait tout le danger. Les romans licencieux.
Pleins de ces chants honteux, dégoût de la mémoire,
n'avaientpas de plus intrépide ennemi. Ton t comme la nièce de don Quichotte pour les sots livres de chevalerie, il estimait que les sarcasmes de Voltaire, les mensonges de Diderot et les négations de d'Holbach n'étaient bons qu'à être <( jetés par la fenêtre, ramassés en tas dans la cour pour qu'on mît le feu dessous ». Ce en quoi sa prudence était fort sagace î
Il poursuivait ces productions à la fois impies et obscènes et quand il pouvait en obtenir la remise du repentir ou de la honte de quelque paroissien, il était tout heureux de les détruire. Une de ces circonstances lui fut l'occasion d'un grave ennui.
Avant de mourir, un sieur Boquet, qu'il avait converti et confessé, lui fit remettre par MM. de Kermorvan, tous deux avocats, un Dictionnaire deBayle, des livraisons de l'Encyclopédie, des
romances et un Voltaire dont le pauvre homme faisait, il semble, sa lecture ordinaire, puisqu'il en possédait deux éditions, l'une en vingt-quatre petits volumes et l'autre en dix gros in-folios ! Des gravures indécentes étaient jointes à l'envoi : M. de Talhouët les brûla et les livres aussi, ne conservant que le Siècle de Louis XIV, le Théâtre QiXdi Henriade.
Mais voici que deux ans après, un ancien mililitaire, retiré du service, « cessionnaire de l'héritage » de Boquet et poussé par des suggestions malveillantes, s'en vint réclamer la restitution de cette part de la succession ! Illettré, s'il faut en croire l'orthographe de ses lettres, quel besoin ce M. de laB... avait-il de ces livres, supposé même qu'ils eussent, au lieu de poison, renfermé des trésors de science? Mais il faut marcher avec son siècle. M. de Talhouët refusa d'abord d'être interpellé sur les derniers actes de repentir d'un de ses pénitents; cependant, après bien des débats, quand la chicane se fut introduite dans l'affaire, se trouvant en présence d'un procès qui aurait d'autant plus le caractère d'un scandale que l'engouement pour le patriarche de Ferney était alors à son apogée S sur les conseils d'amis, il remit à M. de la B... les livres, objet de son envie. Ce trait lui fut amer, et il garda longtemps un souvenir pénible d'un incident qui lui montrait la ruse des ennemis de la religion.
d. C'était en février 1777, juste un an avant l'apothéose scandaleuse à'Irène.
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Il prisait extrêmement les vieilles coutumes, les anciens usages et il déplorait la facilité avec laquelle on les abandonnait. Comme il était assez instruit pour ne pas être la dupe des grands mots, alors à la mode, de sensibilité, d'humanité, de lumières, il s'affligeait de la cécité morale des honnêtes gens à qui ces fadaises semblaient parfois des progrès véritables.
A la fin du carême de 1783, quatre soldats du régiment de Hesse-Darmstadt, de passage à Hennebont*, étaient morts à l'hôpital, une vingtaine d'autres se trouvaient frappés par l'épidémie. Bien que la population ne fût pas atteinte, le procureur du roi prit peur et demanda, le matin du jour de Pâques, qu'une réunion du « général » et des notables eût lieu dans l'après-midi même pour délibérer sur la translation du cimetière. C'était un
1. Les passages des troupes à Hennebont étaient assez fréquents ; pendant le séjour de M. de Talhouët on compta :
En 1777. — 2 bataillons du régiment d'infanterie de Nivernais.
1779. — Un détachement du régiment de Normandie.
1780. — 2 bataillons, l'un du régiment d'Anhalt, l'autre du régiment de Turenne.
1781. — 800 hommes de divers détachements.
1782-1783. — 2 bataillons du régiment de Hesse-Darmstadt.
1788. — 1 bataillon de Rouergue-infanterie.
Quatre maisons princières d'Allemagne possédaient des concessions authentiques, nommées capitulations, qui leur assuraient la propriété d'un régiment allemand au service de la France, portant leurs noms : Hesse-Darmstadt; Deux-Ponts ; Nassau et Salm-Salm. Le nom de la maison de Salm n'avait été substitué qu'en février 1783 à celui d'Anhalt porté antérieurement par ce régiment.
délai bien court pour une proposition aussi grave qu'inattendue. L'abbé de Talhouët obtint que la séance fût, reiiiise au lendemain. Mais les têtes s'étaient montées, les esprits « éclairés » avaient parlé bien liant d'insalubrité, on avait étalé les dangers que les sottes coutumes d'ancêtres ignorants faisaient courir à la ville, on s'arma d'une récente déclaration royale ordonnant le déplacement des cimetières, et le scrutin de l'assemblée donna la majorité aux partisans de la translation.
Tout aussitôt on écrit au procureur général à Rennes. La Ghalotais — ce nom dit tout — mande à son substitut de presser l'exécution en proiitant de l'occasion qui s'ofire pour éloigner le cimetière de l'église. La réponse arrive à Henriebont le dimanche du Quasimodo et la mise en exécution peut commencer.
Les populations chrétiennes — et celle d'Hennebont en particulier — voyaient avec regret ces déplacements qui, pour elles, ressemblaient fort à des profanations. Dans bien des villes, on opposa une résistance à laquelle le clergé s'associait généralement, et qui souvent ajourna Texécution jusqu'à la révolution. Le recteur d'iicnnebont partageait ces répugnances et ne comprenait pas la précipitation des mesures qui allaient être prises dans sa paroisse.
Sans doute, en soi, la chose pouvait avoir des motifs raisonnables ; mais ces monuments, ces inscriptions rappelaient à chaque instant, au fidèle qui se rendait régulièrement à l'église, le souvenir
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de morts vénérés ; c'était, pour ainsi dire, au milieu . de ses aïeux qu'il priait, et son âme pouvait ressentir une impression profonde à la pensée que les restes mortels des parents qu'il avait aimés reposaient non loin de lui * . Hodie miki, cras tibi. Comme le remarque Chateaubriand : « Les matérialistes qui poussaient leurs concitoyens à ces mesures se montraient moins religieux que les païens ^. w
Le recteur, soutenu par la majorité du pays, combattit d'abord la forme : précipitation de la délibération, oubli volontaire des délais légaux, absence des intéressés non convoqués.
On passa outre.
Le /ojid lui donnait raison plus encore : le cimetière est à côté de l'église Notre-Dame sans doute, mais tout à l'extrémité de la ville, après les dernières maisons d'un faubourg ; les craintes exprimées tombent donc d'elles-mêmes. Qu'on l'agrandisse, qu'on ne le détruise pas. Un terrain vague est précisément à côté, il suffit d'abattre un mur; pas de grosse dépense inutile, pour les habitants pas de nouvelles charges ; le même résultat de salubrité obtenu presque sans frais. Les précautions nécessaires ont été prises ; s'il est nécessaire, qu'on les augmente encore. D'autres villes, il est vrai, ont changé leur cimetière, mais elles ont toujours conservé le cimetière de leurs faubourgs: pourquoi innover à tlennebont? Pourquoi infliger à toute une population ce spectacle pro-