Le timonier Le Mang est mort vice-amiral
2. François-Louis, marquis de Taliiouët, comte de Boisiiorand et de Sévérac, baron de la Hunaudaie, avait succède', le 17 avril 1776, à M. de Boisgelin de Cucé comme président à mortier, en même temps qu'il résignait sa propre charge de conseiller à M. de Caradeuc, fils du fameux La Chalotais.
exilaient le premier président de Catuélan et son fils; le président de Talhouët *, le président de Freslon de Saint- Aubin et deux conseillers.
L'agitation s'en accrut, la cour se dispersa, mais fit paraître des édits de protestation qui circulaient sous le manteau. L'ordre de la noblesse tint séance et envoya douze de ses membres auprès du roi. Avant d'arriver à Versailles, ces députés furent conduits à la Bastille. La clameur grandit encore et, pour la dernière fois, la Bretagne se souleva pour la défense des franchises stipulées au XVI® siècle dans le contrat d'union.
Des réclamations furent rédigées dans toutes
les villes de Bretagne. Hennebont ne demeura pas
en dehors du. mouvement, et la veille du jour où
les membres du Parlement envoyaient une grande
députation auprès de Louis XYI « pour prouver
au seigneur roi l'impossibilité de garder le silence
au moment où l'on profite de la dispersion forcée
des magistrats et où l'on abuse du nom sacré de
Sa Majesté pour les accabler des inculpations les
plus outrageantes », la « ville et communauté »,
présidée par M. de Pommerio, conseiller du roi,
sénéchal et maire titulaire, invita les notables
d'Hennebont à se réunir sans délai^.
1. Voici le texte de cette lettre de cachet : « Mons. de Tal- « houët, — Je vous fais cette lettre pour vous dire qu'aus- « sitôt après la notification de ma présente lettre, vous
« ayez à quitter ma ville de Rennes et à vous rendre dans « vos terres. — Ecrit à Versailles le i"^ mai 1778. Signé : « Louis, » et plus bas : « Le baron de Breteuil. »