‹ Un curé d'autrefois [microform]Chapitre 28 sur 106 · Lettre à Mme de Langle, 9 décembre · texte numérisé non relu

Lettre à Mme de Langle, 9 décembre

i^ 2, Tous trois furent enterrés, après les massacres de

|179o, à la chartreuse d' Auray.

et d'autre, on marchaitvers la violence. Des arrestations arbitraires privaient les fidèles de leurs vrais pasteurs, les prisons se remplissaient.

« J'ai été ce matin dire la messe à Locmaria où un prêtre m'a dit des nouvelles qui m'affligent grandement : l'enlèvement de M. le recteur de Saint-Caradecet de quelques autres ecclésiastiques et leur transport à Groix ^ Dieu soit béni! Mais on a voulu se soustraire à un prétendu despotisme ; nous voilù arrivés à un despotisme très véritable ^. »

Un nouvel attentat allait toucher plus directement le recteur d'Hennebont : le 17 janvier 1792, le directoire de Yannes prenaitun arrêté non moins injuste que beaucoup de ceux qu'il édictait depuis un an, mais dont les considérants méritent d'être retenus :

« Vu la pétition du conseil général de la commune d'Hennebont ayant pour objet de demander . le renvoi des sœurs de la Charité des hôpitaux de leur ville, sur les raisons du bien public (??); vu l'avis conforme du directoire du district d'Hennebont ; vu aussi la requête de plusieurs citoyens de cette ville qui demandent la conservation des sœurs; ]e directoire,prenant en considération les puissants motifs (? ?) contenus dans ia susdite pétition, ap-

1 . L'île de Groix fut abandonnée comme prison et la citadelle de Port-Louis exclasivement réservée aux détenus religieux et politiques. Dès l'été de 1791, on y avait conduit M. de Keronyant, vicaire général, et une foule de prêtres.

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