‹ Un curé d'autrefois [microform]Chapitre 31 sur 106 · Lettre du 12 mars · texte numérisé non relu

Lettre du 12 mars

La sécurité personnelle n'était pas la préoccupation maîtresse du recteur d'Hennebont. Il voulait se rapprocher de ses paroissiens. Le 15 mars, au bout d'un mois, il quitta le séjour paisible où, en consolant un malade, il avait trouvé un asile. Il fit une première halte à Questembert, chez le chevalier de Talhouët, puis à Keredren, près d'Auray, où il revit Mme de Gouandour, sa marraine ; sa belle-sœur de Talhouët et sa nièce. — Le 19 mars, il disait la messe chez les dames Cordelières, dont la chapelle était fermée extérieurement.

A Vannes, il retrouva beaucoup de prêtres fidèles cachés de tous côtés ; il visita les Dames de la Retraite dispersées çà et là et encore sous l'iinpression douloureuse de leur expulsion : « M. le Masle lui-même était venu enlever le Saint-Sacrement de leur chapelle qui a été patefichée ensuite' . » — Comment ne pas se souvenir ici des événements du mois de juin 1880? L'analogie est frappante, et l'on peut voir que l'impiété se copie d'âge en âge et n'invente plus rien !

Ayant puisé quelque réconfort au sanctuaire de Sainte-Anne, la puissante patronne de la Bretagne qu'on avait si grand besoin d'invoquer, il revint à Plumelec, ce petit village dont la simplicité et la sécurité lui plaisaient.

flennebont ne peut quitter son esprit; il lui faut parler de ses protégés et dans les moindres détails :

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