‹ Un curé d'autrefois [microform]Chapitre 32 sur 106 · A. Mme de Langle, 6 avril · texte numérisé non relu

A. Mme de Langle, 6 avril

« Puisque vous avez quelque argent à moi, ma clière sœur, je vous prierai de donner 20 écus pour être distribués aux pauvres de la paroisse. Je vous demanderai d'en faire porter 100 chez M. Ponsard. Voici aussi le moment d'équiper mes petits garçons et j'espère que vous voudrez bien prendre cette peine. Il y a dans mon armoire du nankin dont on pourrait peut-être leur faire habit et veste*. »

Les difficultés ne s'aplanissaient pas pour permettre à Mme de Langle de retrouver son frère ; toutesleurs combinaisons échouaient. Aussi saisissait-il les moindres occasions de voir les gens qui allaient à Hennebont pour leur remettre ses commissions : un jour, c'était un fermier ; une autre fois, un postillon; peu après, un ami de leur famille : M. Elédonet, « ce qu'il vous dira de mon gîte ne vous le fera peut-être pas regarder comme très agréable, mais on y est encore en paix. »

Sécurité qui ne devait pas être longue !

Le directoire du Morbihan multipliait ses ukases: le port du costume ecclésiastique était interdit, les processions défendues. « Dimanche dernier {i" mai 1792), à Josselin, on voulait que tout le monde se déclarât patriote. MM. de Bausset, avec quatre ou cinq chevaliers de Samt-Louis, déclarèrent qu'ils n'avaient d'autre serment à faire que celui qu'ils avaient déjà fait : de mourir comme leurs pères, enfants de l'Eglise catholique. « Messieurs, leur dit^

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