‹ Un curé d'autrefois [microform]Chapitre 47 sur 106 · Depuis, curé de Lorient · texte numérisé non relu

Depuis, curé de Lorient

les religieuses ont abandonné le pays, plus de messe, plus de sacrements, les ronces croissent dans nos églises! Les nappes d'autel, la croix et le calice ont été profanés et les cloches volées dans toutes les paroisses ; l'église est veuve et dépouillée de ses biens, le cher Jésus a été exilé du tabernacle...

« Dans votre colère pourtant, vous êtes plein de miséricorde, et de l'abîme de nos afflictions vous faites sortir le bonheur. -Pitié, mon Dieu! nous sommes vos enfants ; pardonnez-nous le mal que nous avons fait!

«... Quand serons -nous, pasteurs et troupeaux, tous réunis pour chanter vos louanges? Quand viendra le jour qui séchera nos larmes et oii nous pourrons proclamer votre gloire au milieu de nos temples ?

«... Ya, chant de tristesse, consolation de mon cœur, va et dis à mon peuple combien est grande ma douleur. Portez-le sur vos ailes, bons anges,. et diles-leur bien que, jour et nuit, je pense à eux.

«... Tourterelle, rossignol de nuit, quand revient le temps nouveau, vous allez chanter à la porte de mes enfants. Ah! que ne puis-je y voler comme vous? Que ne puis-je voler par delà la mer jusqu'à mon pays, comme vous! Ah! dites-leur au moins, comme je le ferais , chantez-leur de toutes vos forces: Conservez bien la foi; conservez votre loi. Oui, nous conserverons la foi ! Plutôt souffrir mille morts que d'oublier notre Dieu * , «

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