A Mme de Langle, 13 août
quille, du pain d'avoine, en pays étranger, que de manger du pain de froment, le pain du démon, avec des re mords ' . »
L'arrêté des Consuls qui n'assimilait plus les prêtres déportés aux émigrés, le trouva également inflexible * et son opinion semble tout à fait conforme à la propre pensée de son évêque, Mgr Amelot, qui, se défiant étrangement de ces demi-concessions, ne permettait pas encore la publicité du culte dans son diocèse :
« Les avantages qu'on espère n'ont rien de réel. Il est bien vrai que, dans des temps ordinaires, c'en est un pour la religion d'être protégée par l'autorité et c'est là sans doute ce qui a fait illusion aux ecclésiastiques qui n'ont consulté que leur zèle. Mais nous sommes dans des circonstances où tout sort des voies ordinaires. Il est difficile d'éviter d'être l'instrument de la force qui vous protège. On est entraîné dans des fautes d'autant plus fâcheuses qu'elles peuvent faire perdre entièrement aux prêtres la confiance des fidèles. J'écris de nouveau à M. de Keronyant pour qu'il ne permette pas l'établissement du culte public ^. »
Rien n'indique mieux la rigidité du sentiment