I. Journal des Praticiens^ septembre
i4 LA PURGATION
purgation; si bien que médecins et malades se sont trouvés hors d'état de se rendre compte des effets que Ton pourrait obtenir, en s*abstenant de purger. Il en est de cela comme il en serait d'une porte que, dans une maison, on aurait toujours condamnée, par une vague crainte traditionnelle d'un malheur qui pourrait arriver si on venait à Touvrir; et puis, un beau jour, un hasard ou un accident font que la porte s'ouvre, et Ton s'aperçoit qu'il n'y avait rien, derrière elle, que l'on eût à craindre. Pareillement, le hasard a voulu que, dès mon entrée dans la carrière médicale, j'aie pu me rendre compte de ce qui arrivait lorsque l'on s'abstenait de purger les malades : et j'ai ainsi découvert qu'il n'arrivait rien de mal, et tout le cours de mes observations ultérieures m'a convaincu que non seulement la purgation était presque toujours inutile, mais encore que, très souvent, c'était elle qui était dangereuse et funeste, et risquait d'aggraver le mal qu'on l'employait à combattre. "LHnutilité de la purgation et ses dangers :
voilà maintenant ce que je vais essayer de démontrer, en m'appuyant à la fois sur l'expérience clinique et sur des considérations d'ordre général.