‹ Un début à l'opéra;Chapitre 9 sur 25 · PRÉFACE. XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXI

VOS écrits, qu'à un certain ordre de faits, découlant tous du même vice ou de la même passion, celle qui rapproche les sexes? N'y a-t-il que ce vice à redresser dans l'humanité? En dehors de l'amour sensuel ne peut-on rien trouver à signaler pour le flétrir? La morale ne dit-elle point, entre autres bonnes choses, par exemple : « Tu ne déguiseras point la vérité; tu ne seras pas envieux de ton prochain ; tu ne lui parleras pas avec aigreur ; tu ne travestiras ni ses actions ni ses intentions ; tu ne lui prodigueras le blâme qu'avec mesure; tu ne le dénigreras pas à plaisir; tu n'insinueras pas doucereusement qu'il doit finir en police correctionnelle ; tu ne le citeras pas à faux ; toi qui ne vaux pas mieux que lui, et qui vaux peut-être moins, tu ne lui feras pas la leçon ; tu ne l'appelleras pas jeune chien; tu ne donneras pas à entendre au benoît lecteur qu'un écrivain est un « monstre de débauche, » parce qu'il décrit un tête-à-tête amoureux, ni un athée, parce que l'un des personnages de son roman est assez bête pour nier Dieu, ni un coupe-jarret, parce qu'il met un de ces estimables particuliers sur la scène I » La morale ne dit-elle point encore : « Tu seras indulgent pour les fautes... d'orthographe et de syntaxe de ton confrère, afin que ton confrère soit un jour indulgent pour tes propres fautes! » Et aussi : « L'immense, le colossal, le transcendant mérite de tes écrits doit te faire prendre en patience les œuvres

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