CHAPITRE YIK
aux abois, frappait dans les mains de sa maîtresse et lui versait sur le visage une carafe d'eau glacée. La présence des amis la calma. Ils eurent pour la consoler des paroles bonnes et tendres. Ils cherobèrent à lui démontrer que tout n'était pas perdu, et qu'il ne fallait pas se désespérer pour si peu, convenant toutefois que la situation ne manquait pas de gravité et qu'il était urgent de prendre un parti décisif.
— Que faire, bêlas ? dit Adélaïde,
— Rappelez Célestin, s'écrièrent-ils tous à la fois.
Sur ces entrefaites, le docteur Herbeau arriva. Il écouta sans sourciller le récit de cettefunestejournée. Lorsqu'il fut question de M. Riquemont et de son attitude malveillante en cette désastreuse affaire, le visage du docteur s'alluma, un sourire fatal passa sur ses lèvres.
— C'est bien ! dit-il d'un air à la fois calme et sombre.
Dès qu'ils eurent achevé cette lamentable épopée :
— Rappelez Célestin I reprirent les amis en chœur. C'est le seul parti qu'il vous reste à prendre ; c'est la seule digue, le seul rempart que vous puissiez raisonnablement opposer à la &veur près de vous échapper. Rappelez Célestin, vos ennemis s'étonnent eux-mêmes que ce ne soit pas déjà fait. Us triomphent de vos lenteurs. Qu'attendez-vous ? que M. Savenay ait éclairci votre clientèle et substitué sa puissance à la vôtre ? Il n'est déjà que trop de mal. Rappelez, rappelez Célestin I