‹ Un Demi-Siècle de Défense Nationale et ReligieuseChapitre 103 sur 189 · In-16 de 164, pages Paris, Lecoffre · texte numérisé non relu

In-16 de 164, pages Paris, Lecoffre

ÉMILE KELLER

passionne à juste titre, et qui doivent rechercher l’influence « non par des phrases creuses, mais par des services rendus » ; aux ouvriers, qui doivent aimer leur travail, « mettre leur amour-propre à être les plus diligents, les plus habiles, les plus utiles à leur patron », ne pas oublier que leur union « féconde le génie des chefs » et « décide des destinées de la patrie » ; aux patrons, qui doivent traiter leurs ouvriers en bons pères de famille ; aux capitalistes, qui peuvent créer des richesses dont profitera le pays et en profiter eux-mêmes, mais doivent se souvenir que la richesse provenant du jeu et de la spéculation n’est qu’ « une spoliation déguisée » ; aux législateurs, qui doivent cesser de se faire les complices de l’asservissement et de l’exploitation du peuple.

Depuis vingt-cinq ans, la doctrine d’Émile Keller a fait de salutaires progrès dans les esprits. On a beaucoup écrit sur la question sociale, mais on n’a rien écrit de plus juste, de plus clair, de plus vigoureux, de plus noble que L’Ouvrier Libre. Ce petit livre reste le manuel par excellence de tous ceux qui cherchent « à réaliser dans la mesure du possible l’équitable répartition des biens de ce monde », et, « en parlant du peuple », ont en vue « autre chose qu’un tremplin politique, une grosse caisse pour attirer les foules, un marchepied pour arriver au pouvoir ».

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