Annotation écrite par lui en tète de son manuscrit
2. Annexe au procès-verbal de l'Assemblée Nationale du 11 juillet.
ÉMILE KELLER
dans cette très délicate affaire aboutit à la déclaration d’utilité publique, et son rapport demeura « comme le document principal » qui donna désormais à l’entreprise « sa véritable signification » h
Nous avons vu avec quelle énergie il avait fait préciser, en 1871, le sens du vote de l’Assemblée Nationale sur la Question Romaine ; puis répondu, en 1876, aux monstrueuses attaques du prince Jérôme Bonaparte contre le Saint-Siège. Le Comité de Saint-Pierre, fondé en 1860 2 pour la défense du Pouvoir Temporel, avait envoyé à Rome, avant 1870, comme « Denier de Saint-Pierre », une somme de 3.406.200 francs, et employé pour l’armée pontificale plus de 4.588.000 francs. Après la guerre, son but principal ayant disparu avec la dissolution de cette armée, ses ressources diminuèrent. Mais il continua à venir en aide aux anciens zouaves pontificaux français, et leur servit en secours et pensions plus de 745.000 francs. De plus, il subvint, pour sa part, aux besoins du Saint-Siège, et lui remit chaque année le reliquat de ses ressources. En 1877, lors du Jubilé de Pie IX, un colïret contenant vingt mille francs en or lui fut offert. A la mort de Pie IX (février 1878), le Comité engagea ses membres « à se serrer de plus en plus autour de la Chaire de Pierre » et se déclara « plus que jamais résolu à rester au service du Saint-Siège, c’est-à-dire à la disposition des catholiques qui s’occupent des œuvres pontificales » C Léon XIII agréa ces dispositions, et, le 17 octobre 1878, lorsqu’Émile Relier, président du Comité, fut reçu en audience au Vatican, le nouveau Pape lui dit « combien il serait douloureux pour lui de penser que les serviteurs, blessés ou infirmes, du Saint-Siège sont abandonnés et dans la misère » ; il parla en outre des besoins généraux du Saint-Siège, des écoles à créer à Rome pour combattre la propagande infernale des mécréants, des œuvres à entretenir en Orient ’. En 1879, le Comité répandit à 40.000 exemplaires une brochure exposant ces besoins. Les décès successifs des zouaves pontificaux,
1. Lettres de l’archevêque de Paris à Emile Keller des 7 et 26 juillet 1873.