‹ Un Demi-Siècle de Défense Nationale et ReligieuseChapitre 115 sur 189 · Compte rendu de 1 audience écrit par Emile Keller · texte numérisé non relu

Compte rendu de 1 audience écrit par Emile Keller

et la renonciation de la plupart d'entre eux à toute pension allégeaient d’ailleurs progressivement son budget K Cependant en 1899, ses ressources se trouvèrent épuisées ; mais le Pape n’avait cessé de l’encourager, et Émile Keller, toujours Président, lança encore un appel à la générosité des catholiques : il s’agissait, disait-il « d’acquitter au nom du Saint-Siège une dette d’honneur et d’affirmer la nécessité de son pouvoir temporel en venant en aide à ses derniers et glorieux défenseurs 1 2 3. » Le « Député du Pape « n’était pas de ceux qui s’inclinent devant le fait accompli, lorsque ce fait est contraire aux principes les plus sacrés, et il remplit jusqu’au bout la charge qu'il avait assumée.

En 1876 avaient commencé à la Chambre des députés les débats sur la liberté de l’enseignement. Émile Keller y prit la part considérable que nous exposerons en même temps que son rôle de Président de la Société Générale d’Éducation et d’ Enseignement, ce rôle, poursuivi jusqu’à la fin, n’étant que la continuation de sa campagne parlementaire.

La laïcisation de l’enseignement était l’un des trois objectifs fondamentaux du plan de campagne anticlérical tel que Gambetta l’exposa à Romans le 18 septembre 1878 ; les deux autres objectifs étaient de faire sentir « la dent du légiste » aux congrégations religieuses et à l’Église elle-même. L’arrivée de Jules Grévv à la présidence de la République et de Jules Ferry, doctrinaire de la Franc-Maçonnerie, au ministère de l’Instruction publique (février 1879), précipitèrent les opérations. Le 15 mars 1880, Jules Ferry déposa le projet de loi dont l’article 7 excluait de l’enseignement les congrégations « non autorisées » : sous le prétexte que « la liberté n’existe pas pour les étrangers » :!, le Gouvernement voulait détruire ces congrégations.

Le Parlement ayant repoussé l’article 7, le Gouvernement

1. En 1898, ses dépenses n’atteignaient plus que 15.000 francs.

2. Lettre du 2 février 1899. Les membres du Comité étaient : le sénateur Chesnelong, le comte de Mayo! de Lupé. G. Plantier, Ch. Roussielgue ( trésorier!, le général Récamier et le marquis de Ségur.

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