‹ Un Demi-Siècle de Défense Nationale et ReligieuseChapitre 152 sur 189 · Mai · texte numérisé non relu

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3. L'A. L. P. ne tendit jamais, en ellet, à concurrencer les œuvres delà rue de Grenelle sur leur terrain propre, et beaucoup de ses membres restèrent pour le Comité Catholique de dévoués collaborateurs.

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découragé après l’entretien qu’il avait eu avec M. Piou qui ne voulait pas entendre parler d’une œuvre rivale de la sienne », exprimait « le chagrin de prévoir que l’union — si désirable pourtant — ne se ferait pas ». « Dans ces conditions, ajoutait-il, je prends le parti de garder mon indépendance et de ne m’enrôler ni dans l'une ni dans l’autre Association... Ces divisions entre gens qui devraient s’unir dans le péril actuel me désolent. La politique, que je retrouve partout, me fait horreur, et je tiens absolument à 11’êlre classé dans aucun parti 1 2. » Paul Lerolle lui-même, qui « ne pouvait accepter la pensée de la désunion flagrante des catholiques en face de l’ennemi », devait alors suspendre son adhésion : cette adhésion « lui ôterait en effet toutes ses forces de conciliation, et, en le mettant hors de l’Action libérale, risquerait de mettre le feu aux poudres » -.

Une telle crainte n’était pas vaine. Bien des adhésions, sans doute, étaient arrivées à Émile Iveller. Ferdinand Brunetière s’était inscrit comme membre fondateur et avait « accepté avec reconnaissance l’honneur de faire partie du Comité Central :i ». Les sénateurs de Lamarzelle, qui avait beaucoup travaillé à la mise au point des statuts, de Marcère qui réclamait une résistance absolue à la persécution et voulait opposer bloc à bloc, le peuple allant volontiers à la crânerie et à la sincérité et Georges de Blois ; les députés de Mackau, F. de Hamel et Denys Cochin qui revenait de Rome sans avoir pu voir le Pape ; le général Récamier, Pierre Le Marois, Paul Nourrisson, Boyer de Bouillanne, François Hébrard, A. Delaire, L. Chapelain, Victor de Marolles, le comte de Masin, Louis de Bourmont, approuvaient le projet et promettaient une collaboration plus ou moins large. Mais enfin la résistance de Y Action Libérale enlevait à Émile Iveller trop de concours, et l’union souhaitée n’était pas faite. Elle était d’ailleurs impossible sans l’appui de l’Épiscopat : or, les Ralliés continuaient à affirmer que le terrain de la politique religieuse se confondait

1. Lettre du 4 mai 1903. Le 13 avril, il avait très favorablement accueilli le projet.

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