‹ Un Demi-Siècle de Défense Nationale et ReligieuseChapitre 157 sur 189 · Lettre à Emile Relier du 16 décembre · texte numérisé non relu

Lettre à Emile Relier du 16 décembre

l’ « UNION DES CATHOLIQUES FRANÇAIS » 365

« On sait pourtant, observait l’évêque de Nancy *, que je ne fais pas de politique et que j’ai toujours protesté contre l’introduction de la politique dans nos associations chrétiennes. Dumay lui-même dit : « L’évêque de Nancy est sur son terrain. » Je suis compromettant. Je ne trouverai plus un évêque qui consentît à me donner à dîner ou à monter en wagon avec moi !... Je renonce donc à mon projet que le Pape avait approuvé et je ne me montrerai pas au Congrès que l’on prépare. »

Cette renonciation était toute provisoire, car l’évêque de Nancy était saintement obstiné. La persécution s’accentuant, il chercha, sans relâche, les moyens « d’organiser la résistance », En 1907 il condensa ses expériences et exposa ses vues dans une brochure de propagande partout répandue. Il voulait que, sous la direction de la Société Générale d’ Éducation et d’Enseignement, se constituassent des Comités ou Conseils diocésains, qui pouvaient être les Bureaux diocésains des œuvres d’hommes. Des Comités inférieurs seraient créés. La Jeunesse Catholique et les Associations de pères de famille seraient invitées à l’action commune, et pas seulement « à tous ces Congrès dont il n’était sorti que du bruit ». Ce serait « un très grand pas dans l’organisation nécessaire et urgente des catholiques de France ». A Nancy, il avait déjà constitué un Conseil diocésain, une Commission des Écoles, des Comités paroissiaux. Pourquoi le mouvement ne se propagerait-il pas dans les autres diocèses ? Le cardinal Vivès l’avait chaleureusement félicité de sa brochure, et l’évêque de Cahors lui avait demandé, comme au doyen des évêques de France, d’obtenir de l’Épiscopat une déclaration commune et un programme commun d’action pour la lutte contre l’école impie 1 2.

On comprend qu’Émile Relier ait bien accueilli des idées aussi conformes à ses vues et au but même du Comité de la rue de Grenelle. Mais M81' Turinaz mesura, une fois de plus, la hauteur et* la multiplicité des obstacles :

« Hélas! Hélas! je l’ai dit dans ma brochure : les hommes d’action sont très rares, et les hommes d’initiative, où sont-ils ? A Périgueux, j’ai eu l’occasion de causer avec sept évêques

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