Dont avait parlé Spuller
COMBATS POUR L’ÉCOLE LIBRE
déclara au « cléricalisme » une guerre ouverte ; après le Seize- Mai, les élections républicaines de 1877 et 1878, la démission de Mac-Mahon (janvier 1878) et l’avènement de Jules Grévy, il arriva à la présidence de la Chambre et Jules Ferry au ministère de l’Instruction publique (février 1879-septembre 1880) S puis à la présidence du Conseil (septembre 1880novembre 1881). La Franc-Maçonnerie put ainsi poursuivre son plan dans la législation scolaire et en faire le pilier d’airain du régime.
A Romans ■>, Gambetta avait déclaré que l’enseignement chrétien « tronquait l’histoire et faussait l’esprit français », et qu’il fallait faire rentrer l’Église catholique dans le « droit commun ». Le 15 mars 1879, Jules Ferry déposa ses projets de loi sur le Conseil supérieur de l’Instruction publique, les Conseils académiques et la liberté de l’enseignement, — ce dernier projet destiné, par son article 7, à frapper les Congrégations. — Paul Bert, le seul des politiciens républicains avec qui le nonce Czacki ne consentit jamais à causer, proposait en même temps sa loi sur les écoles normales primaires de filles. Puis vinrent, en 1880, la loi Camille Sée sur les lycées de filles ; en 1881-1882, les lois sur la gratuité, les titres de capacité et la neutralité dans l’enseignement primaire public ; en 1886, sous le troisième ministère Freycinet, la loi qui donnait aux préfets le droit de laïciser progressivement toutes les écoles primaires publiques.
Dans ce Ivulturkampf, si conforme aux vues du chancelier de Bismarck, Émile Keller commença par combattre sur le terrain de l’enseignement féminin. C’est d’ailleurs en Allemagne que les écoles de femmes athées étaient le plus florissantes, et l’idée de ces écoles était plus que tout autre maçonnique. « Il faut refaire l’enseignement des femmes, avait dit à Anvers en 1864 le F/. Arnould... Un enseignement scientifique, purement scientifique, les conduirait à écarter les hypothèses révélées et les rêves arbitraires des religions contraires à toutes conceptions positives. » « Celui qui tient la femme