‹ Un Demi-Siècle de Défense Nationale et ReligieuseChapitre 165 sur 189 · Définition donnée par Chesnelong en · texte numérisé non relu

Définition donnée par Chesnelong en

2. Pour la période antérieure, se reporter au début du chapitre xxv.

3. Connelly et Ernoul furent vice-présidents avec E. Keller. Parmi les membres du Conseil, citons Msf d Hulst, le duc de Broglie, Lucien Brun, A. d Herbelot, Léon Lefébure, le baron de Mackau, le comte de Resbecq, A. Pagès, le P. Monsabré, le P. Lescœur, de Melun, Cornudet. A. Cochin, Beluze.

pays sur l’instruction laïque ? demanda plus tard la Justice \ journal de M. Clemenceau. Jamais, et on a bien fait : le pays mal éclairé aurait peut-être répondu non. » Pour éclairer le pays, le Comité étudiait à fond les lois projetées ou votées ; il en publiait des études critiques ; il leur opposait des contreprojets, comme celui de la rétribution scolaire ; il dégageait des statistiques et des rapports d’inspecteurs d’académie les résullats des laïcisations : il prouvait, par exemple, en 1893, que la population scolaire avait encore baissé, depuis un an, de plus de 2.000 élèves ; que cet abaissement n’atteignait que les écoles communales, puisque les écoles libres s’étaient accrues de 25.000 élèves, et qu’en outre, parmi les écoles libres, les seules dont la population scolaire se fût augmentée étaient les écoles congréganistes, les écoles libres laïques non congréganistes ayant perdu 4.000 élèves. — Le pays « répondait non ! »

Des résultats aussi décevants pour l’ennemi étaient obtenus par l’idée maîtresse que Keller exprima ainsi à l’Assemblée générale du 30 mai 1895 : « Ce n’est pas tout de bâtir et d’ouvrir à grands frais une école. Cette école doit être meilleure que celle d'en face. Elle doit former des hommes et des chrétiens. L’écriture y sera plus ferme, l’orthographe plus correcte, les sciences usuelles mieux connues -... » Si en effet la Société distribua aux écoles libres, si pauvres, des secours financiers qui de 1878 à 1895 se montèrent à près de 700.000 francs ’, ces secours étaient forcément peu de chose en regard des dizaines de millions à trouver chaque année ; mais, service infiniment plus précieux, elle organisa l’enseignement libre, consolida l’instruction des maîtres et des élèves, assura ses progrès, qu’ils fussent d’ordre moral, littéraire, pédagogique, professionnel, commercial, ou mutualiste. Elle créa dans les diocèses les premiers éléments de ces Comités Diocésains qui rendent aujourd’hui, sous la présidence des évêques, d’éminents services, et fonda à côté d'eux des sortes de « Bureaux académiques » libres chargés de faire passer les examens et les con-

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