‹ Un Demi-Siècle de Défense Nationale et ReligieuseChapitre 168 sur 189 · N" du lüjuillet · texte numérisé non relu

N" du lüjuillet

2 A Mesnières (Seine-Inférieure).

3 G. Clemenceau.

4. Compte rendu donné par la Correspondance Hebdomadaire du 17 mai 1921 .

5 Le colonel Keller commanda durant la dernière guerre une brigade d infanterie.

ÉMILE KELLER

des bourses pour les orphelins de la guerre ; lorsqu’elle éleva au patriotisme et à la vaillance des maîtres chrétiens tombés au champ d’honneur le monument de gloire intitulé : Livre d'Or de 1 Enseignement libre catholique.

Mort avant la victoire dont il n’avait jamais douté, qui donc, d'une guerre à l’autre, de la défaite à la revanche, l’avait mieux préparée qu’Émile Keller ?

Il passa, sans la moindre interruption, du travail à l’éternel repos.

Le 17 juillet 1908, le cardinal Vincent Vannutelli lui avait écrit : « Ce que fait la Société d' Éducation est vraiment providentiel... C’est le grand besoin du moment en France. Le Saint-Père est tout à fait de cet avis... Sa Sainteté est très disposée aussi à écrire aux évêques selon votre projet. »

Le 1er janvier 1909, il présenta encore ses œuvres à M’r Amette, archevêque de Paris. Il reçut ensuite, pour les besoins de la Société d.' Éducation, la souscription annuelle de trentecinq archevêques et évêques français. Dans l’ultime séance du Comité Catholique qu’il présida, il engagea ses confrères à aller à Rome pour y célébrer le canonisation de Jeanne d’Arc, de la sainte du patriotisme, de la patronne du relèvement national : à cette occasion Pie X le félicita 1 2 de travailler si bien « à réaliser entre tous les gens de bien la concorde qui seule peut faire espérer le salut commun ».

Cet octogénaire « ne rendait pas les armes à la vieillesse » et il gardait, « avec ses moustaches et son impériale blanches, ses cheveux en brosse, ses yeux vifs et un peu durs, sa tête carrée de rude Alsacien, l’allure d’un survivant des campagnes d’Italie -.

Soudain, le 11 février, — jour où l’on célébrait à Saint- Sulpice le service anniversaire de la mort de sa femme, — il fut frappé d’une angine de poitrine. « C’est la fin », dit-il, et il demanda et reçut les derniers sacrements. Pourtant, « miné par le mal qu’il savait irrémédiable et dont il attendait

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