‹ Un Demi-Siècle de Défense Nationale et ReligieuseChapitre 35 sur 189 · Letlre écrite de Plessis-Chenet, 14 juin · texte numérisé non relu

Letlre écrite de Plessis-Chenet, 14 juin

(Octobre Décembre 1861.)

SOMMAIRE

L’ « esprit social » des Conférences. — Le Gouvernement veut les plier sous son joug administratif : il lui faut en expulser Emile Keller — Persigny rapproche les Conférences des Loges Maçonniques ( circulaire du 16 octobre 1861) et leur impose un président nommé par décret ou la rupture de tout lien entre elles. — Dissolution du Conseil Général (12 novembre).

Le président général Adolphe Baudon « obéit à la loi ». — Paul Decaux, président de la Commission provisoire, invite Emile Keller, trop « compromettant », à se retirer. — Emile Keller s’y résigne, mais « pour l'honneur de la Société », veut pouvoir déclarer qu'il n'en est sorti que « sous la pression du Gouvernement ». — Conséquences de la soumission.

Dès 1835, il avait été nettement spécifié que les Conférences de Saint-Vincent de Paul seraient ouvertes aux catholiques de tous les partis : « Je voudrais, écrivait Ozanam, l’anéantissement de l’esprit politique au profit de l’esprit social. » L’exercice de la charité et les bonnes œuvres qui en sont l’aliment, — visites des pauvres, distributions de vêtements aux indigents, diffusion de saines lectures, secrétariats des familles, caisses des loyers, patronages, associations pieuses entre ouvriers chrétiens, — tout cela du reste est étranger par nature à la politique de parti et répondait admirablement aux aspirations d’Émile Keller. Ce dernier était ainsi devenu le plus zélé des confrères et l’un des meilleurs collaborateurs du président général, Adolphe Baudon l.

Mais à une époque où le Césarisme enchaînait le pouvoir

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