‹ Un demi-siècle de notre histoire, 1848-1900Chapitre 10 sur 132 · LOUIS-NAPOLÉON, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

LOUIS-NAPOLÉON, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Cavaignac remit les pouvoirs qu'il avait reçus, exprimant la reconnaissance que lui laissaient la confiance et la bonté de l'Assemblée, et montrant jusqu'au bout une dignité qui lui valut l'estime de tous.

Louis-Napoléon prêta le serment prescrit par la Constitution, parla de l'ordre, de la paix, de la conciliation, et termina en disant : « Soyons les hommes du pays, et non les hommes d'un parti, et, Dieu aidant.

nous ferons du moins le bien, si nous ne pouvons faire de grandes choses. >> C'était un bon et ferme langage, qui permettait de regarder avec quelque confiance du côté de l'avenir.

Il donna la présidence du Conseil et le ministère de la justice à Odilon Barrot, les affaires étrangères à Drouyn de Lhuys, l'intérieur à Malle-

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