‹ Un demi-siècle de notre histoire, 1848-1900Chapitre 108 sur 132 · IV. — DE 1888 A · texte numérisé non relu

IV. — DE 1888 A

LE 5 janvier 1888, eurent lieu les élections sénatoriales. Le 1^'' mars, Wilson fut condamné pour escroqueries, mais la cour d'appel jugea que les faits qui lui étaient reprochés ne tombaient pas sous le coup de la loi, et il fut relaxé, sans que l'arrêt se fût prononcé sur la portée morale de ces faits. Il est redevenu député depuis.

Le 30, la Chambre vota, par deux cent soixante-huit voix contre deux cent trente-sept, la révision de la Constitution. Le ministère, qui s'y était opposé, se retira, et fut remplacé par le cabinet Floquet. On craignit que la Russie, que l'on avait intérêt à ménager, ne .se montrât offensée de ce choix, mais l'amour-propre a moins d'autorité sur les gouvernements que des motifs d'un caractère plus pratique, et la Russie déclara n'avoir pas gardé le souvenir de l'insulte adressée au tzar par un avocat mal élevé, et inspiré par le désir d'une popularité grossière. Le dédain de la

CHAPITRK NEUVIÈME.

Russie n'était pas de nature à augmenter le prestige d'un chef de cabinet dont la présomption égalait l'insuffisance.

La déclaration faite à la Chambre, le 3 avril, par le nouveau président du Conseil, promettait la révision de la Constitution et la séparation de l'Église et de l'État. Il proposa le 6 une loi sur les associations, loi

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