LE GÉNÉRAL BOULANGER
hypocrite, qui autorisait toutes les associations et rendait impossibles, par les conditions particulières qu'elle leur imposait, les associations d'un caractère et d'un but religieux. Il y avait de quoi plaire à une assemblée pour qui la liberté est un privilège, et la haine à l'égard de l'Eglise un programme. On a pourtant proposé pire plus tard.
A leur session d'août, plusieurs Conseils généraux demandèrent la
révision de la Constitution, et, le 15 octobre, le ministère déposa son projet, sans grand espoir, et peut-être sans désir de le faire voter. C'est l'histoire de bien des actes inspirés par la stratégie parlementaire, et qui trompent pour un temps ceux qui ont la naïveté de croire à la sincérité des hommes politiques.
Le 31 janvier i88g, il promit de sauver la République en rétablissant le scrutin d'arrondissement, et en donnant une plus grande extension à