‹ Un demi-siècle de notre histoire, 1848-1900Chapitre 121 sur 132 · LE CARDINAL RICHARD · texte numérisé non relu

LE CARDINAL RICHARD

nement se serait honoré en donnant à cette œuvre humanitaire des preuves significatives de sa sympathie. Il laissa faire. Le Pape, en félicitant le cardinal des résultats obtenus, lui envoya trois cent mille francs.

Le 18 juin 1889, le cardinal Richard, successeur du cardinal Guibert, consacra la France au Sacré-Cœur dans la basilique de Montmartre, et tous les cœurs catholiques s'associèrent à cet acte d'amour, de reconnaissance et de réparation.

La loi militaire astreint au service les séminaristes et le clergé. C'est

un acte de persécution dont l'armée ne peut tirer aucun profit, et il viole le droit ecclésiastique. Le prêtre exerce un ministère de paix, et il lui est interdit, par ses fonctions, de porter les armes. Pourquoi donc l'envoyer à la caserne et le soumettre à des exercices dont il n'a pas à faire usage ? Le cardinal Langénieux protesta contre ces dispositions, dont il n'eut pas de peine à montrer l'inutilité pratique et l'iniquité.

Le 4 septembre, le ministre Thévenet menaçait de la radiation immé-

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