‹ Un demi-siècle de notre histoire, 1848-1900Chapitre 34 sur 132 · DUC DE PERSIGNY · texte numérisé non relu

DUC DE PERSIGNY

courant qui ne pouvait que nuire à la loyauté de sa politique, et compromettre les plus graves intérêts. Prétendre plaire à tout le monde, c'était inévitablement tromper quelqu'un. Il critiqua les nouvelles circonscriptions électorales, faites dans le but de rendre impossibles les candidatures indépendantes, que les procédés de l'administration entouraient de tant de difficultés, et qu'on soumettait ainsi aux plus rudes épreuves. L'opposi-

L'EMPIRE LIBÉRAL. 93

tion est pourtant salutaire à tout gouvernement. Anatole Lemercier parla dans le même sens, et Kolb-Bernard renouvela ses plaintes à l'occasion de la question religieuse. Un amendement réclamant la libre discussion fut soutenu par Emile Ollivier, qui loua les intentions libérales de l'empereur, que personne ne pouvait mettre en doute. Ce témoignage

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