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été conviées toutes les puissances de l'Europe, et qui devait se tenir à Paris.
Ce Congrès, sur lequel l'empereur paraissait compter comme sur un remède à tous les maux du présent, n'était pas près de se réunir. Toutes les puissances avaient envoyé leur adhésion, avec plus ou moins d'empres-
MGR GUIBERT, ARCHKVl QUE I)K TOURS.
sèment, et sous une forme plus ou moins approbative. Le Tzar demanda que les questions à discuter fussent précisées, afin qu'aucune surprise ne vînt rompre l'harmonie des puissances représentées ; l'Autriche tint le même langage, et la Prusse, sans repousser l'idée du Congrès, laissa voir qu'elle considérait les traités de 1815 comme la base de la constitution de l'Europe. Or, le message avait exprimé sur ce point particulier une opinion entièrement opposée. L'empereur n'avait qu'à renoncer à son
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projet de congrès. Au reste, peut-être, lui suffisait-il d'en avoir émis l'idée, et aurait-il été fort embarrassé, si elle avait été suivie.
La vérification des pouvoirs au Corps législatif donna lieu à des débats qui constatèrent tous les abus de la candidature officielle. On ne les ignorait pas, mais la presse ne pouvait les établir au grand jour. Exposés devant la Chambre avec une sincérité qu'on ne pouvait mettre en doute, ils devaient frapper les esprits et amener une sanction. Il n'était pas possible de frapper tout le monde ; il fallut choisir les victimes. Cinq députés de la majorité furent invalidés. Ceux qui les condamnèrent n'étaient pas plus qu'eux exempts de reproches.
L'adresse du Sénat, paraphrase du discours impérial, fut votée après une discussion de cinq jours, à l'unanimité de cent vingt-cinq voix. Le Sénat renfermait des hommes considérables, mais leur opposition ne pouvait porter que sur des questions particulières. Il n'y avait pas de dissidence au vote final.
Un emprunt de trois cents millions, destiné à payer les dépenses de la guerre du Mexique, fut voté par le Corps législatif, après un discours sage, modéré et plein d'enseignements de Thiers, qui, signalant les fautes commises par le malheur inhérent au pouvoir personnel, recommandait pour l'avenir plus de suite dans la politique, plus d'économie dans les finances et plus de préoccupation pour les conditions qui garantissent la paix.
Un décret de janvier 1864 consacra la liberté des théâtres, qui ne purent cependant représenter que les pièces admises par la censure. Des deux questions qui se présentaient à la pensée du législateur, celle à laquelle il attribua le plus d'importance fut la politique. Le théâtre ne pouvait pas être plus libre que la presse pour attaquer les institutions et les hommes. Quant à la morale, quoiqu'on prétendît en avoir un souci particulier, on était sûr que, dans la pratique, il ne lui serait accordé qu'une très imparfaite protection. Les agents de l'administration ont toujours tenu à se montrer, sous ce rapport, disposés à la plus large tolérance. Ils n'ont pas à attendre les faveurs de l'Église, ni à redouter sa vengeance.
Berryer, que les électeurs de Marseille avaient envoyé à la Chambre, attaqua, le 8 janvier, les crédits supplémentaires pour 1863, et montra, par l'examen de la situation financière, les ruines et les catastrophes qu'une guerre produirait en France.
La discussion de l'adresse dura du 11 au 3 1 janvier. Thiers revendi-
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qua les libertés nécessaires, et Rouher l'accusa de pousser à la révolte. C'était une accusation toujours prête contre quiconque parlait avec une certaine indépendance, et signalait les dangers du pouvoir personnel. Taillefer demanda le scrutin de liste, parce qu'il « est impossible de corrompre tout un département », et Glais-Bizoin se plaignit de voir la tribune renversée et les comptes-rendus imposés, car la France ne connaissait ainsi que ce que les ministres voulaient lui laisser voir. Les amendements relatifs à la loi électorale, au libre-échange, aux coalitions, aux franchises municipales et départementales, à la loi de sûreté générale, à la liberté de la presse, à la représentation de l'Algérie, à l'expédition du Mexique, à la Pologne, furent proposés, défendus avec vigueur, combattus avec acharnement, et repoussés. L'adresse fut votée à l'unanimité moins douze voix.
Le 25 février, quatre Italiens comparurent devant la cour d'assises de la Seine, sous la prévention d'avoir préparé un attentat contre la vie de l'empereur. Deux furent condamnés à la déportation, et les deux autres, à vingt ans de détention. Ce complot, comme la plupart de ceux que la police découvrit, préoccupa peu l'opinion publique. On savait les Italiens prompts aux crimes politiques, mais on n'oubliait pas que les gouvernements ont besoin de renouveler de temps en temps la sympathie publique, en lui signalant les dangers que courent leurs chefs.
Après avoir voté des lois relatives à la réhabilitation, à la caisse des retraites pour la vieillesse, à un appel de cent mille hommes, au régime des sucres et à l'avancement dans l'armée navale, le Corps législatif s'occupa des coalitions. Il s'agissait pour l'empereur, qui s'était toujours déclaré le représentant du peuple et le défenseur de ses intérêts, de se concilier spécialement les ouvriers. Les lois existantes condamnaient les coalitions. Il fallait les autoriser, jusqu'à la limite où elles deviennent une entrave à la liberté du travail, et un danger pour la paix publique. Emile Ollivier, rapporteur de la loi, entrant dans les idées gouvernementales, défendit pour l'ouvrier la liberté de se coaliser en vue de ses intérêts, sans marquer exactement les limites que réclament la justice, les droits des patrons et la liberté de ceux qui ne croient pas avoir à se plaindre.
La discussion du budget dura du 6 mai au 27. Elle porta sur l'organisation financière, le Mexique, la loi de sûreté générale, les élections. Le budget fut voté par 240 voix contre 13.
A la fin de septembre, s'organisait à Londres l'association internatio-
nale des travailleurs, qui devait recevoir, grâce à la complaisance du gouvernement, un développement rapide, et devenir contre lui un instrument de révolution.
L'empereur, qui avait reçu au mois de juillet, à Vichy, la visite du roi des Belges, passa une journée à Nice avec l'empereur de Russie. On attendait toujours quelque chose d'heureux de la rencontre des souverains. L'empereur y attachait une importance particulière, et voulait y voir un hommage involontaire, mais réel, au prestige de la France. Il espérait aussi s'en servir pour la réalisation de ses vues.
Le 3 janvier 1865, le Moniteur annonçait la nomination du prince Napoléon comme vice-président du Conseil privé. C'était une avance aux libéraux. C'était aussi une inconséquence de plus de l'empereur, qui tour à tour éloignait ou rapprochait, approuvait ou condamnait son embarrassant cousin, sans se mettre en peine d'être d'accord avec luimême. La déclaration d'abus contre le cardinal Mathieu et Mgr de Dreux-Brézé, qui avaient donné lecture en chaire d'une Encyclique de Pie IX, marqua cette évolution d'une manière significative. Le Pape ne devait laisser échapper aucune occasion de se plaindre de la spoliation dont il était victime, de maintenir ses droits, et de tracer aux catholiques leurs devoirs. Frapper les évêques qui communiquaient aux fidèles la parole pontificale, c'était une application, maladroite autant qu'injuste, de la prétention du gouvernement français d'imposer des limites aux actes du Souverain Pontife, comme si l'Église catholique pouvait se considérer comme libre, lorsque son chef n'avait pas la liberté de communiquer avec elle, pour lui imprimer sa direction par ses conseils ou ses ordres.
La session s'ouvrit le 15 février. L'empereur fit allusion, dans un discours qui avait la prétention d'inspirer une entière sécurité, à la guerre de l'Autriciie et de la Prusse contre le Danemark, signala la convention du 15 septembre avec l'Italie pour assurer l'indépendance du Saint- Siège, rappela la démonstration contre le Japon et la fin de l'insurrection algérienne, promit d'améliorer le sort des classes ouvrières, d'étendre les attributions des conseils o-énéraux, de g-arantir la liberté individuelle et de supprimer la contrainte par corps. Dans cette circonstance, comme dans toutes les autres, l'empereur parlait avec autant de sobriété que d'élévation le langage des affaires, mais sous sa franchise apparente on soupçonnait toujours quelque arrière-pensée, et il n'avait d'adhésion entière que de la part de ceux qui ne pouvaient la lui refuser.
L'adresse du Sénat fut adoptée à l'unanimité, après une lutte entre le
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cardinal de Bonnechose et Rouland sur l'Encyclique de Pie IX, contre laquelle le gouvernement paraissait décidé à épuiser ses rigueurs. Le langage de Mgr Darboy, archevêque de Paris, témoigna de plus de confiance dans les intentions du gouvernement, et on crut en trouver l'explication autant dans les faveurs dont l'ancien évêque de Nancy était
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l'objet, que dans ses opinions sur les rapports de l'Église et de l'État. A ce moment, parut le premier volume de \ Histoire de César par Napoléon III. De grands travaux avaient été faits dans toutes les parties de la France, afin d'élucider ou de résoudre les questions soulevées par la conquête de la Gaule par les Romains. Mais X Histoire de César, où le résultat de ces travaux a trouvé sa place, avait surtout en vue une pensée politique, et, en peignant César et Rome, Napoléon III pensait
à lui-même et à la France. Si César avait créé l'Empire romain, Auguste l'avait organisé et affermi. Le conquérant avait été complété par le pacificateur. Napoléon I^r devait trouver son Auguste dans Napoléon III. Il y a dans cette œuvre, qui a été trop louée à son apparition, de belles et fortes pages ; mais le but dans lequel elle a été écrite nuit trop souvent à la vérité historique. L'histoire donne des leçons et ne sert pas des intérêts.
Duruy, ministre de l'instruction publique, exposa dans un long rapport publié par le Moniteur, l'état de l'instruction publique, et conclut à la nécessité de l'instruction primaire gratuite et obligatoire. Le premier il a donné la formule dont les effets se sont produits sous un autre régime. Il est vraisemblable qu'il n'a pas prévu l'usage qui en a été fait, et qu'il en eût été effrayé, mais ce qui s'est passé est trop logique pour qu'on ait le droit de s'en étonner. Quand, en matière religieuse ou politique, on pose un principe, il y a toujours, plus tôt ou plus tard, un homme ou un parti qui s'en empare et qui en poursuit l'application extrême. Un principe est un germe qui ne reste jamais infécond. Le lo mars, mourut Morny, président du Corps législatif Il n'avait connu l'empereur qu'après les tentatives de Strasbourg et de Boulogne. Leurs relations n'avaient été suivies que depuis l'entrée en France de Louis-Napoléon, après ses nominations multiples à l'Assemblée constituante. Doué de qualités brillantes, Morny semblait destiné à des succès mondains, plutôt qu'à un rôle politique. Les liens qui le rattachaient à Louis-Napoléon, le déterminèrent à suivre et à aider sa fortune. Son rôle dans le coup d'Etat du 2 décembre fut prépondérant. Il y mit de la prévoyance, de la résolution et une bonne grâce parfaite. Les actes les plus vigoureux furent accomplis avec l'aisance d'un gentilhomme et la décision d'un soldat de fortune. Inaccessible au scrupule et aux hésitations qui s'emparent des plus fermes volontés, il allait à son but sans se mettre en peine de ce qu'il blessait à côté, et de ce qu'il broyait sous ses pas. Il sut user de son crédit sans en abuser jamais, et s'il avait été aussi mesuré dans les plaisirs qu'il le fut dans la politique, peut-être aurait-il servi plus longtemps son maître et ami. Président du Corps législatif, il dirigeait les débats avec une courtoisie à laquelle on ne pouvait manquer de rendre hommage. Il n'avait pas à conduire cette assemblée, où l'opposition se réduisait à quelques voix, au milieu des tempêtes qui éclatent, violentes et imprévues, dans les Parlements libres, mais il montra, dans des circonstances délicates, une présence
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d'esprit imperturbable, et des ressources qui ne furent jamais en défaut. Il avait le mot juste pour tout et pour tous, et ceux-là mêmes dont il se croyait obligé de réprimer les libertés, ne croyaient pas avoir le droit de se plaindre de lui.
Napoléon perdait un ami dévoué et un conseiller prudent. Les événements ne tardèrent pas à montrer quels services il aurait pu rendre.
Le duc de Morny fut remplacé par Schneider à la présidence du Corps législatif
La discussion de l'adresse fut passionnée. Plichon demanda l'évacuation rapide du Mexique et des garanties pour la convention du 15 septembre avec l'Italie, Thiers, les libertés nécessaires, Kolb-Bernard, la liberté religieuse. Ernest Picard souleva une tempête en disant : « Le 2 décembre est un crime. » Les amendements de l'année précédente furent représentés sans plus de succès, mais à la suite d'un discours de Thiers, condamnant le secours apporté par la France au roi de Piémont, la spoliation des princes injustement attaqués et l'unité italienne, et sous la pression de Berryer et des catholiques de la Chambre, Rouher déclara que jamais la France ne retirerait ses troupes de Rome, tant que l'indépendance du Souverain Pontife ne serait pas assurée. Cette déclaration, péniblement arrachée, donna satisfaction à l'opinion publique justement alarmée. L'adresse fut adoptée le 1 5 avril à l'unanimité moins quinze voix.
Napoléon partit de Marseille le i^"" mai pour l'Afrique, où il resta jusqu'au 8 juin ; son dessein était de s'enquérir des besoins des populations, de se rendre compte des résultats obtenus par les réformes opérées, et de préparer pour la population indigène et pour les colons un avenir plein d'espérances. Cette magnifique colonie, dernier don de la monarchie traditionnelle, acceptée avec peine par le gouvernement de Louis- Philippe, soumise à de cruelles épreuves, longtemps troublée par la guerre, était passée par des régimes divers, qui n'avaient pu aboutir à une constitution stable. Combien cependant avaient été grands les sacrifices de la France ! Notre armée y avait fait preuve de qualités brillantes et solides ; elle y comptait des journées glorieuses, et si ses généraux n'y avaient pas appris la grande guerre, ils y avaient acquis cette expérience qui éclaire la bravoure et assure la victoire. Ils avaient surtout fait respecter le nom de la France, aussi bienfaisante dans la paix que redoutable dans les combats.
Un discours, prononcé à Ajaccio par le prince Napoléon, qui loua,
dans le fondateur de l'Empire, le démocrate et le révolutionnaire, lui valut de l'empereur une lettre sévère, à la suite de laquelle il se démit de la vice-présidence du Conseil privé. Les incidents soulevés par le cousin de l'empereur n'étaient pas absolument imprévus. Ils entraient dans les vues de la politique impériale, qui ménageait avec le plus grand soin les partis avancés, dont elle redoutait l'action.
Le Corps législatif vota des lois sur les chèques, la pêche du saumon et de la truite, les attributions des conseils de préfecture, la liberté provisoire et l'enseignement secondaire spécial, qui supprimait l'étude des langues anciennes pour un certain nombre d'élèves, à qui on assurait cependant les avantages réservés auparavant à une instruction plus solide. L'Empire avait peur d'une trop haute culture intellectuelle. Il préparait, sans s'en douter, un système plus radical encore, que devait appliquer un régime qui, par sa nature, redoute toutes les supériorités
Thiers joua dans la discussion du budget un rôle considérable, s'élevant contre les dépenses exagérées et critiquant la politique impériale. Jules Favre et Ernest Picard condamnèrent l'expédition du Mexique, en montrant ce qu'elle avait coûté, et en signalant les conséquences inévitables auxquelles elle aboutirait. Eugène Pelletan se plaignit de la violation du secret des lettres, à laquelle on croyait d'autant plus qu'elle était niée avec plus d'audace. Le Corps législatif vota le budget et autorisa la ville de Paris à emprunter deux cent cinquante millions, pour continuer les travaux entrepris par Haussmann. Une transformation véritable s'accomplissait, de vastes spéculations enrichissaient les compagnies et les individus les plus habiles et les mieux renseignés, les divers corps de métiers ne pouvaient suffire aux demandes, et cette activité dans les affaires semblait être la garantie la plus certaine d'une prospérité durable. Elle eut pour premier résultat d'attirer à Paris un grand nombre d'ouvriers, et de rendre inévitable, après la désertion des petites villes, celle des campagnes.
Un sénatus-consulte régla l'état des personnes et la naturalisation en Algérie. C'était, disait-on, le fruit du voyage de l'empereur. Il en résulta une amélioration dans les rapports de la population indigène avec le gouvernement et les colons. Il restait beaucoup à faire, mais on ne pouvait que louer le gouvernement des réformes dont il poursuivait l'application.
Les élections communales qui, depuis 1852, s'étaient faites paisiblement, sous l'inspiration, tour à tour visible et cachée, de l'administration,
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provoquèrent un assez grand mouvement, et amenèrent, pour l'opposition, des succès auxquels elle n'était plus habituée. Evidemment, le pays reprenait possession de lui-même.
L'empereur alla visiter le château d'Arenenberg, qui lui rappelait des souvenirs d'enfance, s'arrêta à Neufchâtel, nomma le comte Walevvski
président du Corps législatif, et se rendit à Biarritz, où il reçut le grandduc de Mecklembourg-Schwérin, le duc de Mecklembourg-Strélitz, la grande-duchesse Catherine, la reine d'Espagne, le prince héréditaire de Saxe-Weimar, le prince Amédée de Savoie, le roi et la reine de Portugal et le comte de Bismark. Le ministre du roi de Prusse préparait des événements pour lesquels il fallait la complicité de l'empereur. C'est
dans des entretiens secrets, qui ressemblaient à une conspiration, que furent envisagées certaines éventualités d'une importance capitale. Le plus habile des négociateurs eut l'art d'exciter la cupidité de l'autre, et d'endormir sa vigilance. Il ne s'agissait, en apparence, que de l'affaiblissement de l'Autriche, et l'on préparait, perfidement d'un côté, inconsciemment de l'autre, la déchéance de la France par la grandeur de l'Allemagne.
Le choléra faisait à Paris de nombreuses victimes et propageait cette terreur qui suit les maladies épidémiques. L'administration se montra active et vigilante. L'empereur visita l'Hôtel-Dieu, et l'impératrice, les hôpitaux Beaujon, Lariboisière et Saint-Antoine. L'opinion leur sut gré de ces manifestations d'intérêt, qui ne restaient pas stériles et qui les honorent.
Le désir d'un changement se manifestait partout : dans les assemblées, les journaux, les associations comme la ligue de décentralisation à Nancy, et les congrès. On sentait partout du malaise, et la France s'agitait comme un malade. Elle était en proie à ce vif sentiment d'inquiétude qui, sans avoir de motif spécial, se produit, en général, à la veille des graves événements.