‹ Un demi-siècle de notre histoire, 1848-1900Chapitre 65 sur 132 · LE GÉNÉRAL LEBRUN · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL LEBRUN

de s'avancer. Il avait fait arborer le drapeau parlementaire, rendant ainsi inutiles tous ces plans héroïques.

Malgré lui, Wimpffen dut garder son titre de général en chef et négocier avec l'ennemi, qui le tenait à sa disposition. Il discuta pied à pied toute la nuit les conditions de la capitulation, et rentra à Sedan sans avoir rien conclu. Sur la menace de la reprise immédiate des hostilités, qui

n'avaient été suspendues qu'un moment pour permettre les premières négociations, il fallut, à neuf heures du matin, subir les conditions imposées. L'armée tout entière, composée de quatre-vingt mille hommes, était prisonnière de guerre, et tout le matériel, armes et bagages, dut être remis aux Prussiens.

L'empereur, après une rapide et douloureuse entrevue avec le roi de

NAPOLEON m.

Prusse, fut envoyé au château de Wiihemshohe, où il arriva malade'et écrasé sous le poids de cette affreuse catastrophe. Un certain nombre de soldats et d'officiers, trompant la vigilance des troupes ennemies ou les devançant, parvinrent avec quelques bagages, des canons et des caissons, à la frontière belge, où ils trouvèrent l'hospitalité due à la bravoure et au malheur.

Canet.

So2

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