‹ Un demi-siècle de notre histoire, 1848-1900Chapitre 75 sur 132 · LE GÉNÉRAL D'AURELLE DE PALADINES · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL D'AURELLE DE PALADINES

devaient être remis à l'ennemi. Il ne restait à ceux qui succombaient que l'honneur.

Officiers et soldats subirent en frémissant ces humiliantes conditions. Leur unique consolation, après celle du devoir accompli, fut de brûler la plus grande partie des drapeaux et de ne pas laisser entre les mains de l'ennemi ces glorieux trophées. Ils portaient inscrits les noms de nos

victoires ; il ne fallait pas qu'un regard insolent ou un main cupide les déshonorât.

Il n'y a pas d'exemple, dans l'histoire, de capitulations pareilles à celles de Sedan et de Metz. Les plus cruels ennemis de la France n'auraient osé, ni les désirer, ni les concevoir. On ne peut pas s'empêcher de se

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