‹ Un demi-siècle de notre histoire, 1848-1900Chapitre 99 sur 132 · LE PRINCE DE JOINVILLE · texte numérisé non relu

LE PRINCE DE JOINVILLE

prudent de ne pas s'installer à Paris, où fermentaient de violentes passions, et le 2 1 mars, dans son appel au peuple et à l'armée contre l'insurrection du i8, elle disait : « Nous vous conserverons intact le dépôt que vous nous avez commis, pour sauver, organiser, constituer le pays. » Elle promettait ce qu'elle ne pouvait tenir, et Thiers, qui s'était déclaré résolu à « ne préparer, sous le rapport des questions constitutionnelles, aucune solution à l'insu de l'Assemblée, » avait pris avec les agents de la Commune et les délégués des villes l'engagement « de maintenir la République ». Ses actes se trouvaient ainsi en désaccord

Canet.

formel avec des promesses fréquemment renouvelées, et à la loyauté desquelles on devait croire. Si l'Assemblée ne voyait pas cette tactique, elle était bien aveugle ; si elle la voyait, elle a manqué à ses devoirs envers le pays, qui attendait autre chose d'elle.

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