‹ Un dernier GallicanChapitre 110 sur 162 · POLÉMIQUES LITURGIQUES · texte numérisé non relu

POLÉMIQUES LITURGIQUES

que avait sollicité son secours dans une œuvre qui est un épisode capital de la fin du gallicanisme : la substitution du rit romain aux liturgies diocésaines. L'Eglise d'Angers ne suivait pas la liturgie romaine ^ Sans remonter aux usages de l'ancien régime, il suffit de rappeler que d'après le célèbre décret du cardinal-légat, en 1802, les évéques se croyaient en droit d'organiser ou de réorganiser dans leurs églises le culte et les cérémonies >. Ils le firent de leur mieux. M^^^ Montault, manquant de secours et d'hommes de science, trouva plus simple d'adopter la liturgie parisienne. Il y alla de si bon cœur qu'il en prit même le calendrier, sans l'examiner, si bien que l'Eglise d'Angers fêta, grave, irrégularité, sans bulle ni bref, la bienheureuse Marie de rincarnation dont le culte était particulier au diocèse de Paris. Une commission fut chargée de s'occuper de la réforme liturgique et d'en parfaire les premières opérations. De ces travaux sortit, en 1838, un Liber ceremonialiSy et, l'année suivante, une édition améliorée du missel ; on en prépara une nouvelle du rituel. Sur ces entrefaites, en 1840, le restaurateur des bénédictins publia le premier tome de ses Institutions liturgiques. Après des notions préliminaires sur son objet, dom Guéranger retraçait l'histoire de la liturgie depuis les

I Je n'ai pas obtenu communication des archives liturgiques de l'é\cché d'Ançers. Qu'on veuille bien excuser ce que ces pages peuvent préhcnier d'inexact et d'incomplet.

3 Sur le droit liturgique réservé au pape, on trouve de judicieuses observations dans t Diu.vhhvt, Le Missel du Bciyount. p. CCCCXXXIl : Marcel^ Les livres liturgiques imprimés de l'cf^lisi de Langres, p. 65 ; Ulysse Chevalier^ Renaissance des études litur;:>iL]uts, partie publiée dans les Mélanges de litt, et d'hist. de A/a' de Cabrières, t. 111, p. 271.

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