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origines apostoliques jusqu'à Urbain VIII qui lui donna sa forme actuelle. Le clergé ne parut pas s'apercevoir des conséquences immédiates des principes et des faits exposés dans l'ouvrage. Mais quand le second volume parut, l'année suivante, l'accueil fut bien différent. Aux acclamations des ultra montai ns répondirent des cris d'opposition. Une guerre commença qui devait durer trente ans. Nous l'avons vue se déclarer en Anjou, avec les applaudissements de Jules Morel et de M. deFalloux et la circulaire de M. Bernier sur le journalùme religieux. La réfutation des Insliiuiions lilargiques par l'archevêque de Toulouse et l'évëque d'Orléans, parut très suffisante à l'évêché d'Angers, et, sans s'inquiéter des plaisanteries des cnéo-catboliques* de l'Union de l'Ouest, on y continua les travaux sur la liturgie diocésaine. Un rituel fut publié en 184!) pour remplacer celui de MH'-Montault'.
La réaction contre les liturgies autonomes gagnait si sensiblement que l'Anjou ne pouvait rester longtemps sans que les « romanistes n, désormais les plus forts, exigeassent le t retour à l'unité ». Craignant de se trouver dans la minorité des prélats gallicans, c'est-à-dire moins ultramontains. M»' Angebault se décida à la réforme en 1851. Mais, par toute la France, il ne suflisait plus aux ardents d'être certains de la victoire, ils la
I Les dilfùrcnces entre les dcui éditions ne ponent guère que sur les instruotiuns aux pr£ircs administraieur.i de sacrements ci a la reprise dus litanies du rituel de Jean de Vauj^irault, plus en harmonie avec la dévuiion du diocËsc. La préface de celte nouvelle édition dil qu'elle est l'œuvre de la commission nummée par Mo' MoniauU ei coniinuée sous ses successeurs. Avec M. Bernier, le membre le plus actif de celte corn-
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voulaient tout de suite. Les lenteurs inévitables des commissions épiscopales, chargées de préparer l'adoption d'un nouveau rit et de rédiger les offices propres au diocèse, leur paraissaient scandaleuses et intentionnelles. Its jugeaient plus mal encore les prélats qui tardaient à nommer ces petites chambres liturgiques. En 1852, pour presser son évéque auquel il faisait une vive opposition, un chanoine du Mans questionna la Congrégation des Rites sur quatre points dont la réponse devait être la condamnation, non seulement des liturgies françaises, mais aussi de tous les délais à sortir d'une situation déclarée illégitime. Le procédé réussit à tel point que le chapitre manceau avait le plaisir, dès 1851, de signer les offices propres dont il sollicitait l'approbation romaine. Le bref louangeur qui la lui donna, en 1855, devait être, par son interprétation extrême, un désastre pour la critique ecclésiastique K Cette nouvelle matière à discorde n'était point encore venue envenimer les débats que les offices propres du Mans étaient discutés dans toutes les commissions liturgiques. M^' Angebault les soumit à ses chanoines comme le modèle de ce que l'opinion ecclésiastique semblait réclamer*. Les travaux préparatoires commencèrent. Dès le début l'évéque reçut de M. Bernicr la lettre suivante :
1 Cf. i..i conlroTttsc dt l'apostolicitc d<:s ci^'Unf^s Je l^'inncc ju A7A'* sièclâf ^° édit-, p. ^7.
2 On peut voir dans \qs Etudes lilur^^iqucs deJ.-K. Bkkc.ikk, (j" partie, 4" étude) p. 280, 199, un inventaire admiratif des richesses du propre manceau.