‹ Un dernier GallicanChapitre 12 sur 162 · DIFFICULTÉS POLITIQUES · texte numérisé non relu

DIFFICULTÉS POLITIQUES

Avant que le recteur eût pris le temps de répondre, d'ineptes tracasseries vinrent changer les dispositions du principal. M. Bernier fut même amené à envoyer au sous-préfet une véritable profession de foi politique :

« i** A mes yeux, aucun droit, aucun intérêt, aucune volonté ne peut ni ne doit prévaloir ou même s'élever contre le droit, l'intérêt, la volonté de la nation.

(( 1^ Je ne dissimulerai pas que la révolution de JuiHet n'ait laissé dans mon cœur un regret, mais il a pour objet unique, non pas telle personne ou telle famille, mais la légitimité seulement comme principe d'ordre et de stabilité.

« 3° Je n'ai point d'aversion pour les institutions de 1850, mais seulement des inquiétudes sur leur stabilité, dont les garanties ne me semblent pas assez solides.

(( 4" J'ai pour devise : ordre public et liberté et je regarde comme un crime tout ce qui tend à troubler l'un ou à gêner l'exercice légitime de l'autre.

<i Toute ma conduite est conforme à mes principes ' ».

Les débats s'envenimèrent. Le conseil municipal et les notables de la ville exprimèrent la volonté d'avoir des professeurs dont a les principes politiques fussent en harmonie avec ceux du gouvernement actuel ». Le recteur résolut d'imposer « trois régents pour commencer ».

A rÉvéché, on jugea que, si telles étaient les dispositions des habitants de Doué et du recteur, mieux valait diriger les élèves ecclésiastiques sur les petits séminaires de Combrée et de Beaupréau. D'ailleurs une

I Lcure du 5 août i^^i. Le sous- préfet était M. liruley-Dcsvaranncs.

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