‹ Un dernier GallicanChapitre 139 sur 162 · ŒUVRES POSTHUMES 42I · texte numérisé non relu

ŒUVRES POSTHUMES 42I

malencontreusement placé dans son voisinage et sous sa responsabilité. Sa prudence ne cessait d'en réclamer la destruction. A la lecture de la lettre de Tarchevèque de Cambrai, Mlle Leguay imagina de lui remettre l'édition tout entière. Ne lui écrivait-il pas qu'il partageait les c vues » de leur ami défunt? N'avait-elle pas entendu dire à M. Bernier que l'archevêque ne croyait pas plus que lui à l'apparition et qu'il se servait même invariablement, pour s'en exprimer, de cette courte formule : « C'est l'abbé Rousselot qui a fait la Salette d ? Mlle Leguay crut qu'elle pouvait prier en toute confiance M^^ Régnier de distribuer la brochure à ses collègues. Un mois après l'archevêque lui répondait :

J'ai terminé, il y a quelques jours seulement, la lecture de l'opuscule du cher abbé Bernier. Les thèses qu'il y soutient me paraissent certaines, quoique,, d'ailleurs, quelques-uns de ses arguments puissent prêter à la discussion et à la critique. Veuillez, Mademoiselle, me dire quel nombre d'exemplaires vous désirez que je vous envoie et je vous les ferai immédiatement passer. *

Pas un mot de ladistribution de l'ouvrage ! Mlle Leguay profita de ce qu'elle pouvait offrir le portrait du chanoine à l'archevêque pour lui rappeler la volonté formelle de l'auteur mourant. La réponse fut laconique :

Je vous remercie de l'envoi que vous avez bien voulu me faire du portrait lithographie de notre bon et digne abbé Bernier. Je garderai toujours pour ce cher défunt un souvenir plein d'es-

I Lettre du 16 août.

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