JUSTINE LEGUA Y
22 octobre, le nom de sœur Françoise-Marguerite. M. Subileau prêcha le sermon de vèture.
a Vous avez eu, dit-il à la novice, ce bonheur insigne de rencontrer pour votre âme des guides éclairés et pleins de l'esprit de Dieu, qui, comprenant les desseins de la Providence sur vous et vos aptitudes naturelles, ont tourné votre activité du côté du dévouement généreux aux besoins du prochain. Je passe sous silence une œuvre précieuse due en grande partie à vos soins. Dieu seul doit être loué dans cette journée et dans ce lieu....Quesonl, d'ailleurs, nos œuvres lesmeilleures, accomplies en vue de Dieu, comparées aux œuvres de Dieu sur nous?.... Je nie reproche même, peu s'en faut, d'avoir parlé des guides de votre conscience. Peut-être ai-je contristé la modestie de l'un d'eux, prêtre si vénérable, qui est présent à cette cérémonie *. Peut^'^e aussi ai-je ravivé dans votre cœur une douloureuse blessure... Kt, pourtant, il fallait bien signaler ici comme une grâce capitale d'avoir vécu tant d'années dans l'intimité d'un prêtre éminent, non seulement par les dons de l'intelligence, mais, ce qui vaut mieux, par les qualités du cœur, et, ce qui est mille fois préférable, par une foi profonde, par une exquise délicatesse de conscience, par un dévouement absolu au devoir. »
Sœur l^'rançoise-Marguerite mourut le 15 janvier 1879. Avec elle disparaissait la fidèle gardienne de la mémoire de M. Bernier. Ses adversaires n'avaient point d'intérêt à l'eatretenir. Quant aux politiques, pour ne pas se compromettre, ils avaient depuis longtemps commencé à ignorer le chanoine. M*»" Frucbaud, l'arcbevêque de Tours, peut servir d'exemple de leur conduite. Il s'était flatté de son amitié et il connaissait son mérite, ayant
I M. Lasnc, curé d« Saint-Joseph d'Angers.