‹ Un dernier GallicanChapitre 142 sur 162 · LA MÉMOIRE DE M. BERNIER · texte numérisé non relu

LA MÉMOIRE DE M. BERNIER

été professeur au petit séminaire d'Angers, l'année de son ouverture. Lorsqu'en 1866, il prononça Toraison funèbre de M. Mongazon, à l'occasion de la translation de ses restes, il distribua des éloges à tous les survivants et à tous les morts mêlés à l'entreprise de l'établissement de son collège, à M^^ Montault et à M. Boutreux^ à M^' Régnier et à l'abbé Lambert. Il n'eut pas une allusion pour le prêtre de cœur et de talent qui, seul, avait empêcbé l'œuvre de son héros de sombrer dans la déconsidération et la faillite, et qui avait assuré à sa vieillesse décrépite une fin douce et heureuse.

De même qu'on le frustrait de la juste reconnaissance qui lui était due pour la fondation du petit séminaire, on essayait de laisser tomber dans l'oubli son titre d'insigne bienfaiteur de la congrégation de Saint-Charles. En 1863, l'aumônier de la. communauté M. Le Tellier, édita les lettres d'une religieuse < en les faisant précéder de sa biographie. Il évita de payer le plus petit tribut à celui qui était l'auteur des constitutions sous lesquelles cette sœur se glorifiait d'avoir vécu, à celui qui l'avait reçue au noviciat et dont elle rappelait avec bonheur le souvenir >. En 1876, quand mourut M. Bompois, le second supérieur de la congrégation, on l'ensevelit dans le couvent avec les plus grands honneurs. Sœur Françoise-

I La sœur Saint-Mariinien.

j Dans VElorre funèbre de M. l'abbé Paul Le Tellier, prononcé le 30 mars 1876, l'abbé Gardais, toujours courageux, après avoir rappelé aux religieuses « la règle définitive » tracée par M. Bernier et « l élan qu'il avait imprimé aux études du noviciat » ajoutait : « Il ne vous manquait plus qu'un aumônier. M. Bernier vous rendit ce dernier service, et le choix heureux, qu'il avait ménagé, fût-il son seul titre à votre reconnaissance, qu'il suffirait à faire vivre ici sa mémoire. »

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