‹ Un dernier GallicanChapitre 19 sur 162 · LTTE POUR LES ÉCOLES · texte numérisé non relu

LTTE POUR LES ÉCOLES

dispute des partis. Saumur n'y pouvait échapper. Dans sa circulaire, M, Bernier n'avait pas craint de faire Icloge (le lii métliode des Frères, vivement attaquée. Uu jeune avocat lui répondit'. Ce fut le commencement de nouvelles batailles. Comme on était alors dans l'intégralité des observances de l'enseignement mutuel, le féroce bon sens du curé trouva une ample matière à s'exercer sur tout ce qu'il y avait de creux, de faux et dangereux dans le système. Puis la loi du 28 juin 1833 sur rinslruction primaire vint élargir le champ de la discussion.

La fin du ministère de M. Bernier fut moins agitée. Les esprits se calmaient et les voltairiens les plus décidés n'osaient plus guère s'attaquer à un polémiste si redoutable, aux réparties caustiques et toujours prêt à In lutte. La fondation d'un asile pour les petites filles abandonnées, puis d'un monastère du Boa-Pasteur absorbèrent la plus grande partie de ses loisirs dans les années 1834 à 1S37. Ces deux œuvres méritent un chapitre particulier. Quelques autres détails achèveront le récit de cette vie pastorale.

L'un des premiers soins de M. Bernier, en arrivant dans sa paroisse, fut d'organiser le service de secours pour les pauvres depuis longtemps négligé. Une vieille fille en avait Ole chargée après la Révolution, Trop fatiguée, elle ne pouvait plus s'acquilter convenablement de sa besogne. Le curé invita quelques damss' à

[ Prou (Charles-Emile), nÉ à Bcaupréau le 19 jvnvicr r8i;, mort a Angers le î janvier 186;.

J Mme Mayaud merc. Mlles lirazille, Chaloppin, Jamel et Loguny.

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